Elena a 32 ans et vit à Lorient. Je l’ai rencontré via notre formation chez Livementor et elle a tout de suite été partante pour venir partager son expérience ici en tant que psychologue du travail. Eléna est pétillante, dynamique et nous parle de son métier avec passion. C’est simple, dès qu’on la rencontre, on a envie qu’elle nous guide dans l’évolution de notre carrière ! 

Allez, je vous laisse découvrir ma conversation avec Elena…

 

Bonjour Elena, je te remercie d’avoir accepté mon invitation. Parle-nous de ton parcours. Pourquoi avoir choisi le métier de coach ? Comment en es-tu arrivée là ?

A la fac, j’ai fait une licence de psychologie et j’ai découvert, par ce biais, la psychologie sociale. Cela m’a littéralement passionné ! J’ai donc choisi de continuer dans ce domaine avec un Master 2 en psychologie sociale du travail, spécialisation “accompagnement des trajectoires professionnelles”. Après mon master, j’ai travaillé pendant 8 années dans un organisme de formation en tant que Psychologue du travail.

J’avais depuis plusieurs années l’envie de me lancer à mon compte et j’ai sauté le pas il y a un peu plus d’un an en créant Yellow Monday.

Je ne me définis pas vraiment comme une coach car cette profession n’est pas encore réglementée. Je préfère me présenter plutôt comme une psychologue du travail ou consultante en transitions professionnelles. Il y a des similitudes bien sûr, car nous accompagnons nos clients vers un objectif. Mais le psychologue va lui, davantage chercher à comprendre le passé de son client tandis que le coach va plutôt accompagner son client à partir d’un instant T et se concentrer sur son avenir.

Je travaille d’ailleurs beaucoup en collaboration avec des psychologues cliniciens qui m’envoient leurs patients pour que je prenne la suite de leur psychothérapie. Et, à l’inverse, si je me rends compte que mon client a besoin d’un accompagnement thérapeutique, je l’envoie chez un de mes confrères.

Quelles sont tes méthodes de Coaching ? Comment se déroulent tes séances ?

J’utilise notamment la méthode ADVP (Activation du Développement Vocationnelle et Personnelle) qui est une démarche éducative expérientielle, c’est à dire qu’elle rend la personne autonome et actrice de son changement.

Je tiens conseil mais je ne donne pas de conseils. Cette nuance est fondamentale. Tenir conseil, c’est “délibérer pour agir”. J’oriente donc mes clients en leur posant des questions. 

Je commence souvent par des entretiens semi-directifs puis nous travaillons ensemble sur des exercices. 

 

J’aime travailler devant un tableau dans mon bureau pour noter, effacer, réécrire… Cela permet de vivre une expérience ensemble et que mon client soit acteur de son coaching. En interséances, je donne également des exercices pour que mon client expérimente ce que l’on a vu ensemble. 

L’accompagnement se déroule en plusieurs étapes. 

Tout d’abord, on travaille la connaissance de soi. Le client va se réapproprier son parcours professionnel. Nous allons aussi identifier ses centres d’intérêt, ses valeurs au travail, ses moteurs de motivation, ses atouts, etc. Accompagner vers cette meilleure connaissance de soi permet de gagner en confiance et en motivation. Ensuite, nous explorons des pistes professionnelles. Très rapidement, j’invite les personnes à aller sur le terrain car il y a souvent un décalage entre la représentation qu’on se fait d’un métier et la réalité. L’objectif est donc de réduire au maximum ce décalage. Une fois le projet professionnel conforté, un plan d’actions est mis en place pour réaliser ce projet.

 

J’accompagne mes clients en présentiel et/ou à distance.

J’utilise Skype ou Messenger quand nos séances sont à distance en visio conférence. J’ai d’ailleurs déjà accompagné des personnes à St Brieuc, Lyon Nantes, Lille… Cela me donne la possibilité de travailler dans toute la France !

J’avais une inquiétude par rapport à cette distance au début mais j’ai adapté mes outils et je suis maintenant complètement à l’aise car cela se passe très bien ! 

Qui as-tu l’habitude d’accompagner et pour quels types de problématiques viennent ils ?

J’ai trois typologies de demandes :

  • Un besoin de reconversion / évolution / transition professionnelle : ce sont souvent des femmes entre 25 et 40 ans qui viennent me voir. Elles ont un premier parcours professionnel mais ne s’y retrouvent pas. Elles ont besoin d’aide pour réfléchir à un nouveau projet professionnel. Nous avançons ensemble à partir d’un bilan d’orientation professionnel sur plusieurs séances.
  • Un besoin de coaching professionnel sur une problématique particulière : C’est la plupart du temps des hommes entre 35 et 45 ans qui ont un objectif précis. Ils cherchent la réalisation d’actions concrètes et sont moins sur une réflexion globale sur leur parcours. Ils peuvent venir me voir sur un point de candidature, l’amélioration de leur e-reputation… Nous travaillons ensemble sur plusieurs ateliers thématiques de 2 à 4h chacuns en mettant en place un dispositif d’Objectif SMART et avec du travail en interséances pour compléter.
  • Une aide à la transition professionnelle : Ce sont généralement des femmes entre 25 et 40 ans. Elles ont déjà un projet de création d’entreprise ou de reconversion mais ne savent pas comment y aller. Là aussi je les accompagne à la réalisation de leur objectif sur plusieurs séances avec du travail en interséances.

Raconte-nous l’histoire d’un coaching qui t’a le plus marqué

Il y a quelques temps, j’ai accompagné Carine, une femme d’une quarantaine d’année dont l’histoire m’a beaucoup touchée.

Elle est venue me voir car, après 20 ans passés en comptabilité/finance, elle ne trouvait plus de sens à ce qu’elle faisait. 

Elle ne voyait pas la valeur ajoutée qu’elle apportait. Très dure avec elle-même, elle ne cessait de pleurer de se dévaloriser pendant les premières séances : “je suis nulle”, “je ne sais rien faire”, “je ne sers à rien”…

Après un burn out, Carine était en arrêt maladie depuis quelques temps et était déjà suivie par une de mes collègues psychologue clinicienne.

Il était très urgent de travailler sur sa confiance en elle.

Nous avons commencé par faire l’analyse de ses expériences pour se réapproprier son parcours professionnel et identifier les compétences acquises pendant toutes ces années. A la fin de cette analyse, elle a été étonnée de “savoir faire tout ça” !

En inter-séance, je lui ai demandé de réfléchir aux expériences qu’elle aimerait bien vivre. Mais encore une fois, elle est revenue me voir en pleurant et en se dévalorisant… Elle se disait égoïste car, “dans ses envies, il n’y avait ni ses enfants, ni sa famille…” 

Nous avons continué à travailler sur ses qualités et ses “softs skills” (compétences comportementales) : elle devait interroger ses proches pour savoir comment ils la voyaient.  Bien sûr, elle a été très étonnée du résultat…

Nous nous sommes ensuite concentrées sur la découverte de ses intérêts professionnels pour dresser son profil et y voir plus clair sur ses goûts et ses passions.

Pendant une coupure d’un mois, je lui ai demandé de faire des interviews professionnels sur les différents domaines qui lui plaisaient afin de se projeter dans ces métiers. 

Quand je l’ai retrouvée, elle était TRANSFORMÉE !

Un déclic s’était produit. Elle était rayonnante, elle ne pleurait plus, elle savait ce qu’elle voulait faire : c’était devenu une nouvelle Carine !

Après ce mois d’interviews avec des professionnels, sa décision était prise : elle avait décidé de passer un CAP couture. Après avoir fait beaucoup de couture depuis 20 ans en amatrice, elle voulait professionnaliser sa pratique pour reprendre ou créer une boutique. 

Quel merveilleux projet ! Son expérience de comptabilité ne serait pas perdue, puisque cela pourrait l’aider grandement dans la création de son entreprise et de son business plan pour réussir. 

Bien sûr, elle avait toujours des questionnements et des doutes mais elle avait retrouvé sa confiance en elle. Elle avait enfin gagné la légitimité qui lui manquait pour pouvoir changer et avait accepté de prendre du temps pour elle. 

Après ce tournant, je l’ai davantage accompagnée sur la manière de quitter son employeur et de négocier une rupture conventionnelle afin d’accéder à son projet.

Maintenant, Carine me dit qu’elle a “la niaque et que plus rien ne l’arrête !”

Ce sont des accompagnements et des parcours comme celui de Carine qui me passionnent dans mon métier. C’est incroyable de voir la métamorphose d’une femme, en grande souffrance au départ, et qui est si resplendissante et déterminée maintenant ! 

Quels sont tes apprentissages grâce au coaching ? Qu’aimes-tu dans le métier de coach ?

Comme dans l’exemple de Carine, j’aime pouvoir accompagner des personnes, les faire cheminer dans leur réflexion. Je les guide et leur fait prendre conscience de leur potentiel pour qu’ils soient autonomes et acteurs de leur vie.

Ce qui me passionne, c’est d’être témoin de leur évolution et de voir qu’ils trouvent en eux leurs ressources pour vivre ces évolutions.

As-tu des projets ? Comment vois-tu la suite ?

Je crois beaucoup au travail collaboratif. J’ai créé avec une partenaire lorientaise des “before works”, des ateliers de 2h, à destination des (futurs) entrepreneurs sur des thématiques spécifiques. Ca s’appelle Good Mood  !

Je participe également en parallèle un projet avec une start up parisienne sur la gestion de carrière à destination des entreprises.

 La vie d’entrepreneur est riche et c’est ce qui est passionnant ! J’ai toujours pleins d’idées et de projets !

Pour contacter Elena

N’hésitez pas à aller voir son site internet, https://yellowmonday.fr pour “faire de votre lundi un jour nouveau !”

Retrouvez là aussi sur Linkedin, Facebook, Instagram ou contactez là sur elena@yellowmonday.fr (06 74 74 67 38)

 

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