CHANGEMENT DE CARRIÈRE : Pourquoi et comment changer au début de la trentaine ?

CHANGEMENT DE CARRIÈRE : Pourquoi et comment changer au début de la trentaine ?

Vous pensez à changer de carrière ?

Que vous souhaitiez changer de voie, avoir des conseils pour créer votre propre entreprise ou trouver un nouvel emploi … Suivez le guide !

Imaginons ensemble…

Vous êtes à un carrefour appelé « début de la trentaine », et vous devez prendre des décisions cruciales dans votre vie…

L’enthousiasme pour le métier que vous aviez choisi quand vous aviez 2 ans a diminué, ou vous avez acquis suffisamment d’expérience pour vous arrêter et réfléchir.

Vous vous interrogez : « est-ce vraiment le métier qui me correspond ? »

Nous nous retrouvons souvent dans un emploi que nous avons choisi par raison. Arrivé à la trentaine, nous nous rendons compte que nous avons d’autres talents et d’autres passions. 

Nous avons également une certaine expérience, nous sommes donc dans une position idéale pour évaluer ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas dans notre carrière. C’est une période où nous commençons vraiment à nous connaître.

Une étude réalisée en 2018 a révélé que seuls 8% des français se déclarent heureux d’aller travailler chaque matin.  Le marché du travail est en pleine mutation. Le  rapport Dell pour l’institut du future annonce que 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore et que les Millenials changeront jusqu’à 10 fois de job au cours de leur carrière. 

L’idée d’entreprendre une seconde carrière, et même à la trentaine, est donc plus pertinente que jamais.

Comment effectuer un changement de carrière au début de la trentaine ?

Comment dépasser nos peurs pour ceux qui craignent de repartir à zéro ?

Après une petite étude bibliographique, j’ai regroupé ci-dessous des témoignages d’experts en carrière et des clients coachés qui ont passé le pas. Ils vous expliquent pourquoi et comment effectuer un changement de carrière au début de la trentaine.

1- Changement de carrière : pourquoi devrais-je le faire ?

Comment changer de carrière à la trentaine ?

Diversifiez vos compétences 

Il est important de rester vigilant sur le plan professionnel.

Un rapport du CBRE estime que plus de 50 % des emplois actuels seront remplacés par d’autres à mesure que la technologie croissante et l’intelligence artificielle transformeront nos lieux de travail au cours des prochaines années. Être polyvalent va être une stratégie clé pour la survie de la carrière. 

Sortir du lot

Avec un nombre croissant de personnes qui fréquentent l’université, les diplômes ne sont plus un grand avantage. Mais l’expérience, l’apprentissage et le développement en sont un. Avoir une carrière diversifiée montre l’initiative et le courage de prendre des risques et d’entreprendre de nouvelles choses. Ce qui n’est pas le cas d’une trajectoire professionnelle linéaire, et les employeurs apprécient cela.

Découvrez ce qui vous motive

Les employeurs ne s’intéressent pas seulement à ce que nous faisons, mais aussi à la raison pour laquelle nous faisons ce que nous faisons. 

Un changement de carrière nous incite à examiner ce qui nous motive et nous anime. 

“A mes 20 ans, je souhaitais surtout trouver un emploi bien payé. Mais maintenant, à 36 ans, l’important est surtout de me sentir utile et de trouver un sens à ce que je fais. Huit heures par jour, c’est long pour faire quelque chose qui ne vous fait plus vibrer…” explique Julien, un client coaché qui vient de quitter un emploi stable et bien payé dans un grand groupe pour se mettre en freelance.

 

Donner une nouvelle perspective

Les candidats issus de différents milieux professionnels peuvent souvent apporter des perspectives et des idées nouvelles. Notamment lorsqu’ils se trouvent dans un domaine où l’entreprise souhaite se renouveler. Ils peuvent mener des projets d’innovation qui correspondent totalement aux besoins de l’entreprise.

 

Augmentez votre expérience

« Les emplois ne sont plus à vie et les gens se déplacent beaucoup plus qu’avant », explique Alice, qui a quitté son emploi d’avocate à 29 ans pour créer un cabinet de chasseurs de têtes. 

“Vous pouvez être stressés à l’idée de devoir expliquer les raisons de votre changement à vos clients ou vos employés. Mais si vous leur expliquez clairement votre raisonnement, ils n’y verront que des avantages car ils pourront bénéficier de l’étendue de vos connaissances et de votre expérience ainsi que les compétences élargies que vous apportez à ce poste ».

Il y a des carrières où un parcours professionnel et une expérience de vie plus diversifiés sont définitivement un atout. Par exemple, les fonctions d’encadrement, de conseil, d’enseignement et de défense des droits. Une carrière antérieure dans le monde des affaires renforcera votre crédibilité plutôt que de l’affaiblir.

 

Tirer le meilleur parti des années à venir

« A 30 ans, il vous reste généralement 35 ans de carrière et vous vous devez d’être heureux », explique Jane Sunley, dans son guide de la réussite professionnelle « It’s Never OK To Kiss The Interviewer ».

Nous avons tendance à passer une grande partie de nos premières années à écouter les conseils et les orientations des autres. Cela peut éroder nos propres ambitions. C’est le moment de réfléchir à ce que vous voulez vraiment, pour ne pas avoir de regrets comme « et si j’avais… » en regardant derrière vous.

2- Changement de carrière : comment faire ?

Changement de carrière : comment faire ?

Trouvez ce que vous voulez

« Les gens sont tellement attachés à l’endroit où ils se trouvent qu’ils en oublient où ils vont », dit Blandine, coach carrière en reconversion. « Je demande à mes clients de faire la liste de leurs valeurs professionnelles et souvent, celles qui sont les plus importantes pour eux (des choses comme la confiance et le respect) se perdent au fond”.

Il faut s’arrêter et se demander ce qui me rend vraiment heureux, ce qui est important et comment l’obtenir. Une fois que vous avez identifié ce problème et que vous l’avez séparé des opinions ou des aspirations des autres, ou des inquiétudes concernant la sécurité ou l’argent, vous avez fait votre premier pas. Vous devez d’abord penser à ce que vous AIMEZ faire. Découvrez ce qui vous rend assez enthousiaste et passionné pour y consacrer toute votre énergie. 

 

Créez une stratégie autour de vos compétences transférables

« La passion et l’enthousiasme sont les moteurs initiaux de votre décision, mais au-delà de cela, vous devez penser de manière pratique », explique encore Blandine. « Réfléchissez à ce que vous avez exactement à offrir et qui pourrait vous recruter dans ce nouveau secteur d’activité. 

« Vous devez également réfléchir au temps qu’il vous faudra pour changer de carrière et aux compromis financiers que vous devrez faire, si c’est nécessaire. Ensuite, il faudra garder le cap pour que cela se réalise ».

Les compétences transférables sont la clé de ce type de changement de carrière. De nombreux ensembles de compétences sont pertinents d’un domaine à l’autre. Par exemple, une expérience dans la vente peut être utile à un rôle de collecte de fonds pour une organisation caritative. De nombreuses personnes recrutent en fonction de leur attitude et forment en fonction de leurs compétences. Vous devez donc être capable de persuader un employeur que vous avez ce potentiel et que vos antécédents fonctionnent, même sans expérience directe. Faites bien vos recherches et présentez des références.

Pouvez-vous lier vos compétences actuelles avec celles que vous souhaiteriez développer ? Par exemple, si vous êtes un professionnel dans la finance mais que vous aimez les rapports humains et aider les gens à développer leur potentiel, vous pouvez vous recycler en consultant business pour des clients dans ce domaine d’expertise ! Vos clients apprécieront que vous compreniez leur environnement et que vous connaissiez les véritables problèmes et défis auxquels ils sont confrontés.

 

Élargissez votre répertoire grâce à une formation adaptée

Découvrez ce que vous devriez faire pour avoir toutes les chances d’être recruté pour ce nouveau poste. Cela peut impliquer une formation complémentaire, une expérience de travail non rémunérée, un remaniement de votre CV ou d’un poste “tremplin” pour faire évoluer votre carrière dans la bonne direction. Il peut s’agir de travailler en freelance à côté de son job ou de s’inscrire à un cours tout en continuant à travailler.

Il peut être difficile au début de faire les deux en même temps, mais cela permet de conserver la sécurité financière tout en travaillant dans un endroit familier. Et psychologiquement, cela rend le changement plus facile.

 

Faites des recherches et trouvez un mentor

Établissez des relations avec les personnes qui réussissent dans ce secteur et demandez leur avis. Ils vous parleront des formations et des expériences à acquérir pour vous démarquer.

Parlez au plus grand nombre de personnes possible. Travaillez votre réseau.

Demandez conseils à toutes les personnes qui ont fait un saut de carrière similaire pour échanger et être épaulé. 

Si vous pouvez trouver un mentor dans votre futur domaine d’activité, c’est encore mieux !  Trouvez quelqu’un que vous admirez, et approchez-le pour qu’il soit votre mentor. Vous serez étonnés, les gens sont souvent très désireux d’aider et de partager leurs conseils avec ceux qui cherchent à se donner un coup de pouce. Et c’est un excellent moyen de trouver son chemin vers quelque chose qui a déjà fonctionné pour quelqu’un d’autre.

 

Prenez votre temps

L’important est de planifier votre transition de carrière. Cela ne se fera pas du jour au lendemain.

Il est essentiel de ne pas se précipiter si vous voulez que votre carrière décolle. Oui, il s’agit de prendre un risque, mais vous devez éviter toute retombée en mettant en place une stratégie qui couvre exactement la manière dont vous allez gérer votre transition : de la gestion de vos finances à l’acquisition de l’expertise adéquate et au-delà. 

3- FAQ sur le changement de carrière et les préoccupations

FAQ sur le changement de carrière et les préoccupations

« J’ai peur de recommencer à zéro »

« Le courage est la clé », dit Isabelle, consultante en gestion de carrière à l’APEC. « J’ai conseillé des centaines de clients qui ont changé de carrière au fil des années – soit par choix, soit à cause d’un licenciement – et ils ne l’ont jamais regretté. Même si leur nouvel emploi n’a pas fonctionné, ils sont passés à autre chose ou ont essayé autre chose. Je dis toujours : « Quelle est la pire chose qui puisse arriver ? Personne ne va mourir ». Vous ne le saurez pas tant que vous n’aurez pas essayé, et il n’y a rien de pire que de vivre avec ce regret ».

« Explorez vraiment ce qui vous fait peur et demandez-vous s’il y a quelque chose que vous pouvez faire pour diminuer vos craintes », conseille Isabelle. “Allez de l’avant avec confiance, mais n’ignorez pas vos inquiétudes ou préoccupations car il y a toujours un moyen de trouver une solution.”

 

« Je m’inquiète du risque financier »

« Si vous souhaitez vous reconvertir complètement dans un nouveau domaine, vous risquez de voir vos revenus baisser, du moins au début », explique encore Isabelle. « Si vous avez besoin de protéger votre niveau de vie, il vaut mieux trouver un entre-deux au départ, quitte à commencer votre nouveau métier en “side project”.

Revoyez également votre budget et estimez vraiment ce dont vous avez besoin pour vivre. « Pour la plupart d’entre nous, c’est moins que ce que nous pensons. Une de mes clientes s’est rendu compte qu’elle pouvait se débrouiller en diminuant son budget restaurant et budget shopping, cela lui a donné le courage d’aller de l’avant.” ajoute Isabelle.

Si vous vous mettez à votre compte ou si vous créez votre propre entreprise, assurez-vous d’avoir suffisamment de trésorerie pour vous permettre de traverser la période initiale de création.

« Comment cela affectera-t-il ma famille et mes proches ? »

Il s’agit de prendre un risque calculé. Ne vous précipitez pas, et ce n’est probablement pas une bonne idée si vous êtes le seul à subvenir aux besoins d’une famille nombreuse.

Si vous êtes avec un partenaire, c’est rarement une bonne idée de changer de carrière tous les deux en même temps. Si l’un des deux a un emploi stable, l’autre personne pourra être libre d’essayer de nouvelles choses, puis, lorsqu’elle sera bien installée, l’autre pourra se lancer également.

Si vous avez pour projet de fonder une famille et que vous envisagez de devenir freelance, priorisez votre famille. Les allocations de congés maternité sont bien plus avantageux en tant que salarié et votre situation financière sera plus stable tant que vos enfants seront petits. Mais c’est aussi un bon moment pour vous reconvertir, commencer une formation…

 

« Est-ce que je le fais pour les bonnes raisons ? »

Parfois, nous voulons changer de carrière parce que nous avons eu une mauvaise expérience dans notre emploi précédent et nous pensons qu’une nouvelle orientation de carrière sera un bon moyen de mettre de la distance avec notre expérience précédente. Cependant, il peut s’agir d’une réaction excessive et nous pouvons parfaitement nous épanouir dans quelque chose de similaire mais dans une nouvelle organisation où nous serons mieux traités.

 

« Quelle est la plus grosse erreur que je puisse faire ? »

Le piège le plus courant est que vous ne fassiez pas assez de recherches sur le nouvel emploi visé et que vous ne soyez pas assez réaliste quant à vos chances d’être embauché dans ce nouveau métier. Vous devez vous assurer que c’est une option viable avant de vous lancer dans un changement de carrière.

Il s’agit de mettre en place les éléments essentiels. Pensez à l’ensemble et à l’impact spécifique que le changement aura sur votre carrière, vos finances et vos proches.

Un changement de carrière est pertinent à n’importe quel âge quand nous ne nous sentons plus à notre place au travail. Et cela même quand on vient juste de commencer notre carrière !

Il faut savoir se poser les bonnes questions et bien se connaitre pour trouver un emploi aligné avec nos valeurs.

Mais quand on est bien accompagné et guidé par le bon coach carrière, tout cela devient beaucoup plus facile, et sans stress.

Si vous souhaitez aller plus loin, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous découverte gratuit pour que nous fassions ensemble le diagnostic de votre situation afin de vous orienter vers LE bon coach professionnel qui vous correspond !

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CHANGER DE CARRIÈRE : Guide pour surmonter votre peur de l’inconnu et poursuivre votre idéal professionnel

Que vous recherchiez un poste avec plus de responsabilités, que vous vouliez échapper à un environnement de travail toxique ou que vous rêviez de changer complètement de secteur d’activité, franchir le pas et commencer à rechercher de nouvelles perspectives professionnelles est un grand moment de stress pour tout le monde. Malheureusement, les craintes et les fausses idées que nous entretenons à ce sujet nous paralysent et nous empêchent de nous lancer. 

Découvrez les deux raisons les plus courantes qui nous freinent à changer de carrière et comment les surmonter. (Et c’est la dernière étude “PensionBee” qui le dit !)

CHANGER DE CARRIÈRE : Guide pour surmonter votre peur de l’inconnu et poursuivre votre idéal professionnel

CHANGER DE CARRIÈRE : Guide pour surmonter votre peur de l’inconnu et poursuivre votre idéal professionnel

Selon de nouvelles recherches, les raisons les plus courantes pour lesquelles nous ne changeons pas de carrière sont notre âge et la peur de l’inconnu. Nous allons voir ici comment dépasser nos peurs pour oser changer professionnellement, quoi qu’il arrive. 

La perspective de changer de carrière sera toujours stressante.

Que vous recherchiez un poste avec plus de responsabilités, que vous vouliez échapper à un environnement de travail toxique ou que vous rêviez de changer complètement de secteur d’activité, franchir le pas et commencer à rechercher de nouvelles perspectives professionnelles est un grand moment de stress pour tout le monde. Malheureusement, les craintes et les fausses idées que nous entretenons à ce sujet nous paralysent et nous empêchent de nous lancer. 

Selon une nouvelle étude de “PensionBee” réalisée en janvier 2020, les deux raisons les plus courantes qui freinent les personnes dans leur changement de parcours professionnel sont l’âge (29 %) et la peur de l’inconnu (29 %).

Outre ces deux raisons, cette enquête a également révélé que le manque de postes disponibles ou pertinents sur le marché (23 %), le fait de ne pas avoir suffisamment d’économies pour quitter son emploi (21 %) et une situation financière difficile (20 %) sont autant de facteurs qui nous empêchent de changer de job.

Vous n’allez sûrement pas être étonnés par ces résultats car vous avez sans nul doute déjà tous ressentis ces craintes lorsque vous vous interrogez sur votre avenir professionnel.

Mais savez-vous quoi faire pour y remédier ?

Je vous propose ici quelques-uns des meilleurs conseils, trucs et astuces pour vous aider à vous lancer sereinement pour décrocher l’emploi de vos rêves.

1- Combattez votre peur de l’inconnu

L’un des aspects les plus difficiles pour décrocher un nouvel emploi est la perspective de quitter un environnement que vous connaissez et comprenez pour un autre qui vous est complètement étranger. Vous n’avez même pas besoin d’aimer votre travail ou vos collègues pour ressentir cela : comme le dit le vieil adage, “l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs…” 

Dans cette optique, il est important de ne pas se laisser paralysé par nos habitudes réconfortantes, aussi tentant que cela puisse être. 

Savez-vous justement que nous progressons que lorsque nous sortons de notre zone de confort ?

Pour faciliter un peu ce processus et réduire cette peur de l’inconnu, la meilleure technique est de s’appuyer sur des personnes qui ont déjà fait le changement dont vous rêvez.

Pour cela, trouvez des mentors, modèles de changement. Observez les personnes que vous connaissez ou non, qui ont déjà opéré le changement professionnel qui vous attire et étudiez comment elles s’y sont prises. Parlez-leur si vous le pouvez et posez-leur des questions. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait une correspondance exacte, mais plus vous trouverez d’exemples positifs, plus vous aurez de chances de croire à la concrétisation de ce changement.

Il peut également être rassurant de rencontrer des personnes qui font les métiers qui vous intéressent. Allez parler aux personnes qui occupent ces postes et à ces organisations, plongez-vous dans leur quotidien professionnel.

Cela permet de tester facilement les nouvelles directions que vous explorez et vous aurez rapidement une idée réaliste de ce qui vous conviendra.

Pour aller plus loin et combattre cette peur de l’inconnu, économisez un peu d’argent, vous pouvez également prendre un mois de congés et allez proposer vos services comme “stagiaire” pour tester ce nouveau métier. 

2- Remettez en question vos à priori sur l’âge

L’idée que nous sommes censés savoir ce que nous voulons faire quand nous « grandissons » est quelque chose qui nous a été inculqué tout au long de nos études. En réalité, nos envies professionnelles changent et évoluent constamment comme nos projets de vie.

Les recherches ont d’ailleurs montré à plusieurs reprises que changer de carrière dans la trentaine est, en fait, le moment idéal pour le faire. L’idée préconçue que quiconque est trop vieux pour se reconvertir ou faire le job de ses rêves est une chose que nous devrions tous remettre en question.

Nous allons changer 5 fois de métier”, explique Elena Chesneau, psychologue du travail chez Yellow Monday, “et ce chiffre peut être doublé pour les moins de 30 ans qui arrivent sur le marché du travail. Le constat est simple : les carrières linéaires, c’est fini ! Les cycles d’évolution et d’innovation ne cessent de s’accélérer et vont continuer de transformer le marché de l’emploi. Nous n’occupons plus le même métier toute notre vie. Au delà du projet professionnel, l’enjeu majeur est de gagner en agilité afin de s’adapter à ce monde du travail en perpétuel mouvement.”

Au lieu de rester dans un emploi parce que vous avez l’impression qu’il est trop tard pour en changer et pour faire ce qui vous plaît, commencez par chercher quelqu’un qui a déjà entrepris ce changement de carrière à un âge plus avancé que vous. Analysez comment il s’y est pris et ce que vous pourriez apprendre à ce sujet. 

Échanger avec d’autres personnes qui sont déjà passées par là est un excellent moyen de vous rappeler qu’il n’est jamais trop tard pour poursuivre vos rêves.

Tout est un jeu de l’esprit ! Ce qui rend les choses plus faciles ou plus difficiles, ce sont vos propres perceptions et vos limites mentales quant à ce qu’il vous est possible de faire. Lorsque vous pouvez briser ces croyances et aller au-delà de ce que vous pensiez être capable à votre “âge”, il n’y a plus de limite ! Notre mentalité doit être alignée sur ce que nous voulons être, et non sur ce que nous sommes ou ce que nous étions.

Et si votre réticence à changer de carrière est due à votre manque de compétences ou de formation dans le domaine qui vous intéresse, ne vous inquiétez pas. Il existe maintenant de nombreux cours du soir et programmes de formation diplômants comme OpenClassrooms auxquels vous pouvez assister à distance via visioconférence. Il suffit de vous y mettre 🙂

3- Préparer, préparer, préparer

Une fois que vous avez décidé de franchir le pas et de postuler pour un nouvel emploi ou de vous lancer dans une nouvelle carrière, il est temps de commencer à réfléchir à la manière dont vous allez vous y prendre.

L’une des meilleures choses que vous puissiez faire pour commencer est de vous assurer que vous avez économisé suffisamment d’argent pour vous permettre de suivre la formation de votre choix avant de faire le grand saut et de commencer à postuler. 

Si vous vous lancez en tant que freelance, il est toujours bon d’économiser quelques mois de salaire pour couvrir la période difficile de vos débuts . L’adage veut qu’il faut économiser trois mois de salaire pour vous donner une couverture de sécurité suffisante. 

Il est également important de se préparer à faire face aux revers ou aux échecs, et de veiller à ne pas tomber dans un discours négatif.

Dans “La guerre de l’Art”, Steven Pressfield soutient que notre ennemi principal est ce qu’il appelle la « Résistance », soit une partie inconsciente qui agit contre nos désirs conscients et saborde nos tentatives. 

Heureusement, il existe de nombreux antidotes pour vaincre la “résistance”. Il faut identifier nos barrières qui bloquent nos rêves, concevoir un plan d’attaque pour les faire disparaître et faire taire les opposants en nous. 

Nous aimons la sécurité apparente des habitudes mais, pour créer quelque chose de mieux, nous devons sortir de ce que nous connaissons. Préparez-vous à avoir des pensées négatives, à voir le pire qui pourrait vous arriver dans ce changement de carrière. Anticipez les raisons d’un potentiel échec. C’est en attendant que cela se produise que vous pourrez y faire face facilement pour continuer malgré tout vers votre idéal.

Changement de carrière : d’attachée de presse (30 K€/an) à blogueuse pour bars et consultante en communication (0 €/an)

Changement de carrière : d’attachée de presse (30 K€/an) à blogueuse pour bars et consultante en communication (0 €/an)

Vous souhaitez changer de carrière en 2020 ? Envisagez-vous de troquer votre salaire confortable et la sécurité de l’emploi contre une vie plus riche et plus épanouissante ? Ici, j’ai rencontré une femme qui a tout risqué pour lancer les dés et faire un pari sur sa carrière.

 

Nous sommes toutes passées par là. Nous nous promettons de quitter le travail à l’heure, mais nous nous retrouvons noyées sous des listes de choses à faire et des emails à envoyer à 18h30.

Si vous envisagez de troquer une carrière très exigeante contre un rôle qui vous permet de passer un peu plus de temps en dehors du bureau, alors prenez garde au témoignage d’Alexandra : elle qui a tout risqué pour lancer les dés et parier sur sa carrière et sa sécurité financière.

Alexandra, a quitté son emploi d’attachée de presse à hauteur de 30 000 € par an pour devenir rédactrice indépendante pour les bars, blogueuse de recettes de cocktail et consultante en communication. Elle construit actuellement ses différentes entreprises et espère commencer à gagner de l’argent bientôt. 

Je suis quelqu’un qui est pleine d’idées et qui transgresse les règles établies pour faire bouger les choses.

Quand on travaille dans une agence, il y a beaucoup de sécurité, de process à respecter mais j’avais besoin de liberté, de ne pas me limiter et d’aller au bout de mes propres idées. J’ai eu envie de raconter l’histoire de jeunes entrepreneurs dans le secteur de la restauration, parce que je pense que Paris est un endroit fabuleux pour les personnes ambitieuses qui ont envies de tester pleins de choses. Cependant, nous avons tous besoin d’aide pour commencer et faire passer notre message.  

 

Avant de tout quitter, je me suis inquiétée de ma perte de salaire, bien sûr !

Comme tout le monde, j’ai pas mal douté de mes capacités à me lancer seule sans le soutien de quelqu’un d’autre ou d’un associé. Mais j’ai une la chance de rencontrer des dizaines de personnes inspirantes grâce aux réseaux d’entrepreneurs et aux espaces de coworking qui m’ont donné confiance pour me lancer et qui me soutiennent au quotidien dans mon projet.

J’ai dû me poser plus de 30 fois la question de sauter le pas ou pas et de quitter mon travail confortable.

Et puis un matin de plus où j’en magasinais de la frustration, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais. J’ai pris mes clics et mes clacs. Bien sûr, j’ai fait quelques concessions les premiers mois en cessant de manger à l’extérieur et en réduisant mes dépenses de shopping. Mais maintenant, heureusement, en tant que critique de bar, je reçois désormais de belles invitations !  Je prépare également moi même tous mes cadeaux de Noël en faisant mes cocktails et spiritueux aromatisés maison. 

 

Mon père est fier de ma décision, même si bien sûr, il aurait peut-être préféré que j’ai un bon job de 9h à 18h avec 13ème mois, intéressement et participation….

Mais ce n’est pas mon truc.  Mes amis ont également été absolument fantastiques, car certains se sont proposés pour m’aider à faire mon logo, et mon site web gratuitement !

 

L’important quand on devient indépendant est de rencontrer des personnes partageant les mêmes idées et issues de tous les secteurs du monde des start-ups.

Des investisseurs , en passant par des e-commerçants ou des freelances : tout le monde est désireux de s’entraider pour se développer. 

 

Je dors beaucoup moins bien la nuit maintenant…

A 3h du matin, je réfléchis aux nouveaux articles à publier sur mon site web et à 5h du matin, je pense lancer une application de recettes de cocktails;-). L’inspiration est hors de contrôle (dans le bon sens du terme !)

 

Je vends mes vieux vêtements, des livres de cuisine que je n’utilise plus sur Vinted.

C‘est un joli petit revenu et il y a quelque chose de vraiment apaisant à vider et trier sa maison – et cela me donne aussi la possibilité d’agrandir mon bar à la maison !

 

Si j’avais un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite se lancer, ce serait : Croyez en vous ou personne d’autre ne le fera.

Pensez à ce qui vous permettra de payer vos factures tout en continuant à avancer sur votre projet et à trouver de nouvelles idées. Entourez-vous également d’autres entrepreneurs : les espaces de coworking sont parfaits pour établir des liens avec d’autres freelances ou d’autres start-ups pour construire quelque chose de grand ensemble. Essayez de dire « oui » autant que possible et souvenez-vous que les réseaux sociaux sont vos amis. 

 

Corentin : “J’ai quitté mes études de physique chimie pour devenir Community Manager !”

Corentin : “J’ai quitté mes études de physique chimie pour devenir Community Manager !”

Après des études scientifiques, Corentin Renaut a découvert au travers d’un travail à côté de ses études le métier de Community Manager. Dans cette interview, il nous explique comment il a réussi ce changement d’orientation 360° grâce à un coaching de 2 mois avec Elena Chesneau, psychologue du travail.

Bonjour Corentin, raconte nous ton parcours en toute transparence !

Je suis Corentin, j’ai 23 ans et je vis dans le nord de la France à Armentières. Je suis Community manager depuis 2 ans. 

A la base je m’orienterais vers une licence de physique chimie. Mais pendant un emploi en parallèle de mes études, j’ai eu la chance de découvrir le métier de community manager pour une entreprise sur Tours. J’ai découvert ce métier sans avoir de qualification préalable mais cela m’a tellement plu que j’ai décidé d’arrêter mes études scientifiques et de continuer dans cette voie ! Pour cela, j’ai opté pour une formation de community manager en alternance à distance via l’école en ligne Open Class room. Dans le cadre de cette formation, Open Class room offrait  2 mois de coaching pour m’aider à trouver une alternance. On m’a attribué Elena comme mentor et mon premier RDV a eu lieu en juin. Mon coaching s’est terminé il y a 1 semaine et je suis sur le point de signer mon contrat d’alternance ! 

Comment s’est déroulé ton accompagnement avec Elena pour trouver ton premier emploi ?

J’ai bénéficié d’une séance d’une heure par semaine pendant 2 mois, soit 8 séances au total.

Lors de la première séance, nous avons pris le temps de nous présenter l’un l’autre. Elena m’a expliqué les attentes d’Open Class Room et notamment les travaux que j’avais à rendre entre chaque séance. Elena m’a présenté le programme de ces deux mois à venir et elle a surtout été beaucoup à l’écoute de mon projet, de mon passé et de mes objectifs.

Dans les premières semaines, nous avons revu les bases de la recherche d’emploi.

  1. Personnalisation et optimisation de mon CV par rapport à mon projet : Elena m’a appris à mettre en avant les expériences importantes pour mon projet et mettre en retrait (voir ne pas les afficher du tout)  les points moins cohérents, par exemple le détail de mes études.
  2. Revue de ma lettre de motivation pour postuler efficacement 
  3. Bases du réseautage : comment et à quels événements dois-je participer pour me créer un réseau et chercher un emploi via ce nouveau réseau ?

Puis dans les séances suivantes, nous avons fait des exercices sur des points particuliers. Les 2 exercices qui m’ont le plus marqués sont :

  • Comment se présenter à un entretien : Nous avons d’abord échangé ensemble pour définir les attendus, puis Elena m’a demandé de rédiger ma présentation orale pour la prochaine séance. Tout comme le CV,  elle m’a guidé afin que je puisse valoriser mon parcours en fonction de mon projet. 
  • Quels sont mes qualités / défauts (question que l’on pose souvent en entretien !) : Ce n’était pas vraiment naturel pour moi alors Elena a eu la bonne idée de me proposer de contacter des anciens collègues et membres de ma famille pour qu’ils définissent à ma place mes qualités/défauts. Aussi, en plus de donner une liste, ils devaient détailler chaque qualité/défaut (la manière dont ils les perçoivent) et pourquoi ils me les attribuent.

Et à chaque séance, on passait un moment à débriefer sur mes ressentis de la semaine passée.

Tous les RDV se déroulaient en visioconférence car ma coach était à Lorient et moi à Lille.

On passait par Facebook workplace de Open Class Room et on travaillait dans des tchats privés. Ca aurait pu être sympa de la rencontrer en vrai mais je n’aurais peut-être pas trouvé quelqu’un d’autant qualifié à côté de chez moi. Et cela ne m’a pas manqué pendant nos séances ! Il ne faut pas avoir peur de la visio car cela n’aurait rien changé mis à part d’avoir le plaisir de prendre un café ensemble ! J’aurais surtout perdu 45 min à l’aller et pareil au retour et cela m’aurait fait dépenser de l’argent et de l’énergie, ressource fondamentale de la recherche d’emploi selon moi.

 

As-tu rencontré des difficultés pendant ce coaching

Je n’ai pas rencontré de difficultés en soi. Par contre, en étant relativement jeune sur le marché de l’emploi, je n’avais jamais vraiment cherché un travail et le temps me paraissait extrêmement long entre chaque séance. Mon dernier contrat en CDD venait de se terminer et j’étais chez moi toute la semaine à attendre les réponses des entreprises : cela m’angoissait beaucoup.

J’étais très impatient à chaque fois d’arriver à la séance suivante. 

Quand j’envoyais des candidatures ou que je relançais les entreprises, je ne recevais pas forcément de réponses. J’avais vraiment l’impression de stagner car je m’attendais à trouver un emploi sous 1 mois. J’étais très pressé mais je n’avais pas envie de postuler dans des boîtes dans lesquelles je n’avais pas envie de travailler.. 

Heureusement, ma coach Elena m’a rassuré et m’a guidé pour canaliser mes angoisses, me trouver des occupations pour passer le temps. J’en ai donc profité pour aller à des événements de réseautage et discuter de ma recherche d’emploi autour de moi afin de bénéficier de conseils de personnes qui connaissaient le marché du travail. 

Si je n’avais pas eu ce coaching, j’aurais été encore plus angoissé et démotivé.

Je n’aurais jamais actionné les mêmes stratégies : j’aurais dépensé un “smic” en timbre et j’aurais été exténué en arrivant aux entretiens ! Bien sûr, j’ai eu du soutien personnel de ma copine, mais Elena m’a servit de guide professionnel sur lequel me reposer. 

Elle m’a rassurée pendant toute ma recherche et m’a permis de savoir que je ne faisais pas fausse route.

Quels outils as-tu utilisé pour trouver ton alternance ?  

Pendant ce coaching, j’ai vraiment appris les principes du réseautage et c’est d’ailleurs comme cela que j’ai trouvé mon alternance ! 

L’une des stratégies pour ma recherche d’emploi était de “travailler au corps” une entreprise qui m’intéressait beaucoup. Un jour, j’ai appris par l’un des contacts de mon réseau que cette entreprise faisait une présentation publique à laquelle je me suis rendu. 

Je me suis donc présenté aux collaborateurs de l’entreprise à la fin de leur présentation. Une semaine après, j’étais recontacté pour un premier rendez-vous de présentation dans l’optique d’un entretien ! Indirectement, c’est bien grâce à mon réseau que j’ai eu la bonne information pour me créer cette opportunité de rencontre.

Grâce à ce coaching, j’ai également complètement changé ma manière de concevoir mon CV.

Avant je pensais qu’il fallait charger au maximum un CV en y inscrivant toutes ses expériences. Le conseil d’Elena qui m’a le plus étonné, c’est de ne pas mettre en avant mon niveau de diplôme (Bac scientifique) car ce n’était pas en lien avec ma recherche d’emploi. A la place, j’ai mis en avant mes compétences, beaucoup plus en lien avec le poste recherché. Je n’ai pas mis mes expériences en ordre chronologique mais en ordre d’importance vis à vis du poste recherché.

 

Que pensais-tu du métier de coach avant ton expérience et comment le vois-tu maintenant ?

Pour moi avant, coach n’était pas un vrai métier.

En effet, on entend souvent parler que tout le monde peut devenir coach sans être qualifié…  Dans ma formation Open Class room, ils parlaient plus de mentorat que de coaching. Avant de commencer, j’ai fait des recherches sur Internet pour en savoir plus et voir le profil d’Elena. J’ai vite été rassuré par son diplome et ses qualifications !

Malgré tout, lors de la première séance, je ne m’attendais pas du tout à parler de moi pendant toute l’heure de rendez-vous ! Je pensais davantage écouter quelqu’un me donner des conseils pendant une heure et je l’aurais mal vécu si cela s’était passé comme ça. 

J’avais une vision erronée du coaching. 

Maintenant, après mon expérience, je vois un bon coach comme :

  • quelqu’un de qualifié ou certifié (notamment en psychologie du travail pour le coaching de carrière) 
  • quelqu’un qui est dans l’écoute, qui ne donne pas de conseils, qui discute et s’adapte au mieux aux besoins et objectifs du coaché.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui cherche un emploi et qui n’a pas osé être accompagné dans sa recherche ?

Suite à cette expérience, j’ai déposé une très bonne recommandation à Elena sur Linkedin.

Je lui ai aussi envoyé une lettre de remerciement par courrier car j’avais vraiment envie de lui dire combien son accompagnement avait compté pour moi.

(Je vous partage même le diplôme de meilleur mentor que j’ai envoyé à Elena  😉)

J’ai passé l’entretien final dans l’entreprise de mon alternance une semaine après la fin du coaching.

Mais si je n’avais pas trouvé tout de suite, j’aurais repris des séances de coaching supplémentaires pour continuer à être épaulé dans ma recherche. 

Je n’ai malheureusement pas eu une bonne expérience avec Pôle Emploi et je n’ai pas pu compter sur leur accompagnement : je n’ai pas eu l’écoute que j’attendais et j’ai reçu des conseils basiques commun à tous. J’ai même été très étonné quand ils n’ont pas validé le CV que nous avions construit avec Elena ! Ils m’ont demandé d’utiliser à la place, l’outil de création de CV automatique de Pôle Emploi pour postuler aux offres… Il est sûr que je n’aurais jamais décroché mon emploi avec ce CV “basique” pour un futur métier dans le digital…

 J’aimerais vraiment que les méthodes de recherche d’emploi chez Pôle Emploi évoluent. Les consignes doivent être plus ouvertes et adaptables à chaque profil de personne et à chaque domaine d’activité.

Cela devrait même être obligatoire d’avoir un coaching professionnel avant la fin des études pour nous aider dans notre première recherche d’emploi ! En cours, on nous apprend surtout le théorique mais on ne nous accompagne pas assez dans la pratique. 

 Je conseillerai donc cette expérience à toutes les personnes qui recherchent un emploi, en prenant garde de contacter un coach qualifié comme Elena 🙂 !

 

Vous pouvez retrouver Corentin, Community Manager, sur Linkedin

Faites connaissance avec Elena Chesneau, psychologue du travail, spécialisée dans l’accompagnement à la transition professionnelle

Faites connaissance avec Elena Chesneau, psychologue du travail, spécialisée dans l’accompagnement à la transition professionnelle

Elena a 32 ans et vit à Lorient. Je l’ai rencontré via notre formation chez Livementor et elle a tout de suite été partante pour venir partager son expérience ici en tant que psychologue du travail. Eléna est pétillante, dynamique et nous parle de son métier avec passion. C’est simple, dès qu’on la rencontre, on a envie qu’elle nous guide dans l’évolution de notre carrière ! 

Allez, je vous laisse découvrir ma conversation avec Elena…

 

Bonjour Elena, je te remercie d’avoir accepté mon invitation. Parle-nous de ton parcours. Pourquoi avoir choisi le métier de coach ? Comment en es-tu arrivée là ?

A la fac, j’ai fait une licence de psychologie et j’ai découvert, par ce biais, la psychologie sociale. Cela m’a littéralement passionné ! J’ai donc choisi de continuer dans ce domaine avec un Master 2 en psychologie sociale du travail, spécialisation “accompagnement des trajectoires professionnelles”. Après mon master, j’ai travaillé pendant 8 années dans un organisme de formation en tant que Psychologue du travail.

J’avais depuis plusieurs années l’envie de me lancer à mon compte et j’ai sauté le pas il y a un peu plus d’un an en créant Yellow Monday.

Je ne me définis pas vraiment comme une coach car cette profession n’est pas encore réglementée. Je préfère me présenter plutôt comme une psychologue du travail ou consultante en transitions professionnelles. Il y a des similitudes bien sûr, car nous accompagnons nos clients vers un objectif. Mais le psychologue va lui, davantage chercher à comprendre le passé de son client tandis que le coach va plutôt accompagner son client à partir d’un instant T et se concentrer sur son avenir.

Je travaille d’ailleurs beaucoup en collaboration avec des psychologues cliniciens qui m’envoient leurs patients pour que je prenne la suite de leur psychothérapie. Et, à l’inverse, si je me rends compte que mon client a besoin d’un accompagnement thérapeutique, je l’envoie chez un de mes confrères.

Quelles sont tes méthodes de Coaching ? Comment se déroulent tes séances ?

J’utilise notamment la méthode ADVP (Activation du Développement Vocationnelle et Personnelle) qui est une démarche éducative expérientielle, c’est à dire qu’elle rend la personne autonome et actrice de son changement.

Je tiens conseil mais je ne donne pas de conseils. Cette nuance est fondamentale. Tenir conseil, c’est “délibérer pour agir”. J’oriente donc mes clients en leur posant des questions. 

Je commence souvent par des entretiens semi-directifs puis nous travaillons ensemble sur des exercices. 

 

J’aime travailler devant un tableau dans mon bureau pour noter, effacer, réécrire… Cela permet de vivre une expérience ensemble et que mon client soit acteur de son coaching. En interséances, je donne également des exercices pour que mon client expérimente ce que l’on a vu ensemble. 

L’accompagnement se déroule en plusieurs étapes. 

Tout d’abord, on travaille la connaissance de soi. Le client va se réapproprier son parcours professionnel. Nous allons aussi identifier ses centres d’intérêt, ses valeurs au travail, ses moteurs de motivation, ses atouts, etc. Accompagner vers cette meilleure connaissance de soi permet de gagner en confiance et en motivation. Ensuite, nous explorons des pistes professionnelles. Très rapidement, j’invite les personnes à aller sur le terrain car il y a souvent un décalage entre la représentation qu’on se fait d’un métier et la réalité. L’objectif est donc de réduire au maximum ce décalage. Une fois le projet professionnel conforté, un plan d’actions est mis en place pour réaliser ce projet.

 

J’accompagne mes clients en présentiel et/ou à distance.

J’utilise Skype ou Messenger quand nos séances sont à distance en visio conférence. J’ai d’ailleurs déjà accompagné des personnes à St Brieuc, Lyon Nantes, Lille… Cela me donne la possibilité de travailler dans toute la France !

J’avais une inquiétude par rapport à cette distance au début mais j’ai adapté mes outils et je suis maintenant complètement à l’aise car cela se passe très bien ! 

Qui as-tu l’habitude d’accompagner et pour quels types de problématiques viennent ils ?

J’ai trois typologies de demandes :

  • Un besoin de reconversion / évolution / transition professionnelle : ce sont souvent des femmes entre 25 et 40 ans qui viennent me voir. Elles ont un premier parcours professionnel mais ne s’y retrouvent pas. Elles ont besoin d’aide pour réfléchir à un nouveau projet professionnel. Nous avançons ensemble à partir d’un bilan d’orientation professionnel sur plusieurs séances.
  • Un besoin de coaching professionnel sur une problématique particulière : C’est la plupart du temps des hommes entre 35 et 45 ans qui ont un objectif précis. Ils cherchent la réalisation d’actions concrètes et sont moins sur une réflexion globale sur leur parcours. Ils peuvent venir me voir sur un point de candidature, l’amélioration de leur e-reputation… Nous travaillons ensemble sur plusieurs ateliers thématiques de 2 à 4h chacuns en mettant en place un dispositif d’Objectif SMART et avec du travail en interséances pour compléter.
  • Une aide à la transition professionnelle : Ce sont généralement des femmes entre 25 et 40 ans. Elles ont déjà un projet de création d’entreprise ou de reconversion mais ne savent pas comment y aller. Là aussi je les accompagne à la réalisation de leur objectif sur plusieurs séances avec du travail en interséances.

Raconte-nous l’histoire d’un coaching qui t’a le plus marqué

Il y a quelques temps, j’ai accompagné Carine, une femme d’une quarantaine d’année dont l’histoire m’a beaucoup touchée.

Elle est venue me voir car, après 20 ans passés en comptabilité/finance, elle ne trouvait plus de sens à ce qu’elle faisait. 

Elle ne voyait pas la valeur ajoutée qu’elle apportait. Très dure avec elle-même, elle ne cessait de pleurer de se dévaloriser pendant les premières séances : “je suis nulle”, “je ne sais rien faire”, “je ne sers à rien”…

Après un burn out, Carine était en arrêt maladie depuis quelques temps et était déjà suivie par une de mes collègues psychologue clinicienne.

Il était très urgent de travailler sur sa confiance en elle.

Nous avons commencé par faire l’analyse de ses expériences pour se réapproprier son parcours professionnel et identifier les compétences acquises pendant toutes ces années. A la fin de cette analyse, elle a été étonnée de “savoir faire tout ça” !

En inter-séance, je lui ai demandé de réfléchir aux expériences qu’elle aimerait bien vivre. Mais encore une fois, elle est revenue me voir en pleurant et en se dévalorisant… Elle se disait égoïste car, “dans ses envies, il n’y avait ni ses enfants, ni sa famille…” 

Nous avons continué à travailler sur ses qualités et ses “softs skills” (compétences comportementales) : elle devait interroger ses proches pour savoir comment ils la voyaient.  Bien sûr, elle a été très étonnée du résultat…

Nous nous sommes ensuite concentrées sur la découverte de ses intérêts professionnels pour dresser son profil et y voir plus clair sur ses goûts et ses passions.

Pendant une coupure d’un mois, je lui ai demandé de faire des interviews professionnels sur les différents domaines qui lui plaisaient afin de se projeter dans ces métiers. 

Quand je l’ai retrouvée, elle était TRANSFORMÉE !

Un déclic s’était produit. Elle était rayonnante, elle ne pleurait plus, elle savait ce qu’elle voulait faire : c’était devenu une nouvelle Carine !

Après ce mois d’interviews avec des professionnels, sa décision était prise : elle avait décidé de passer un CAP couture. Après avoir fait beaucoup de couture depuis 20 ans en amatrice, elle voulait professionnaliser sa pratique pour reprendre ou créer une boutique. 

Quel merveilleux projet ! Son expérience de comptabilité ne serait pas perdue, puisque cela pourrait l’aider grandement dans la création de son entreprise et de son business plan pour réussir. 

Bien sûr, elle avait toujours des questionnements et des doutes mais elle avait retrouvé sa confiance en elle. Elle avait enfin gagné la légitimité qui lui manquait pour pouvoir changer et avait accepté de prendre du temps pour elle. 

Après ce tournant, je l’ai davantage accompagnée sur la manière de quitter son employeur et de négocier une rupture conventionnelle afin d’accéder à son projet.

Maintenant, Carine me dit qu’elle a “la niaque et que plus rien ne l’arrête !”

Ce sont des accompagnements et des parcours comme celui de Carine qui me passionnent dans mon métier. C’est incroyable de voir la métamorphose d’une femme, en grande souffrance au départ, et qui est si resplendissante et déterminée maintenant ! 

Quels sont tes apprentissages grâce au coaching ? Qu’aimes-tu dans le métier de coach ?

Comme dans l’exemple de Carine, j’aime pouvoir accompagner des personnes, les faire cheminer dans leur réflexion. Je les guide et leur fait prendre conscience de leur potentiel pour qu’ils soient autonomes et acteurs de leur vie.

Ce qui me passionne, c’est d’être témoin de leur évolution et de voir qu’ils trouvent en eux leurs ressources pour vivre ces évolutions.

As-tu des projets ? Comment vois-tu la suite ?

Je crois beaucoup au travail collaboratif. J’ai créé avec une partenaire lorientaise des “before works”, des ateliers de 2h, à destination des (futurs) entrepreneurs sur des thématiques spécifiques. Ca s’appelle Good Mood  !

Je participe également en parallèle un projet avec une start up parisienne sur la gestion de carrière à destination des entreprises.

 La vie d’entrepreneur est riche et c’est ce qui est passionnant ! J’ai toujours pleins d’idées et de projets !

Pour contacter Elena

N’hésitez pas à aller voir son site internet, https://yellowmonday.fr pour “faire de votre lundi un jour nouveau !”

Retrouvez là aussi sur Linkedin, Facebook, Instagram ou contactez là sur elena@yellowmonday.fr (06 74 74 67 38)