Blandine Daveau : « Je ne pensais pas pouvoir prendre ce coaching tellement la difficulté était grande. »

Blandine Daveau : « Je ne pensais pas pouvoir prendre ce coaching tellement la difficulté était grande. »

Blandine Daveau, Coach-thérapeute à Paris, spécialisée dans la conduite du changement et l’amélioration des performances individuelles, nous raconte le coaching qui l’a le plus marqué dans sa carrière…

Ce qui m’a le plus marqué c’est un coaching que je ne pensais pas pouvoir prendre tellement la difficulté était grande.

On parlait d’un inceste épouvantable très jeune.

Dans un cadre normal, il serait rentré plutôt au niveau de la psychothérapie ou de la psychanalyse. Mais comme la personne a beaucoup insisté car elle avait déjà tout essayé avant, j’ai accepté. Finalement cela a été dans un partage énorme. Comme nous sommes restés dans du pragmatisme et pas dans le pathos, c’était bouleversant pour nous deux je crois mais finalement assez rapide. On en est même devenue amies. 

Au départ, dans les premières séances, j’ai été beaucoup dans l’écoute.

Il y a eu “vidange” pour dresser “le paysage du monde” de cette personne. On doit comprendre son environnement, on doit comprendre son histoire, on doit comprendre le jeu psychologique qui s’exerce. On ne fait pas de l’archaïsme de l’enfance mais on doit comprendre.

Rapidement il faut quitter cette zone du “pourquoi” et comprendre le “comment faire pour vivre avec ?”.

Très rapidement on a utilisé des outils pour “réapprendre à marcher”, pour remettre de la confiance en soi, pour savoir qu’on ne le transmettrait pas, pour réapprivoiser son corps sous la douche.  Concrètement mettre en “muscle”, c’est comme faire des gammes et s’entraîner pour faire un marathon. Il n’y a pas un matin où on se lève en ne répétant pas des « modos » c’est à dire des petites phrase qui aident.  C’était très concret et les exercices étaient parfois difficiles. Quand ma cliente avait du mal à les faire, finalement elle apprenait davantage que si elle y arrivait facilement.  Elle était déjà passée par une psychothérapie mais, malheureusement, on ne travaille pas sur le corps en psychothérapie en occident. On  dissocie le corps et l’esprit. C’est pour cela que la thérapie intégrative ou le coaching thérapeutique comme je l’appelle sont importants. En post traumatique, quand on a été agressé ou quand on a subi un viol, il faut absolument réintégrer son corps. On parle de cauchemars, on parle de rêves éveillés, de réinterprétation des rêves. On ne peut pas choisir entre son corps et sa tête, on ne peut pas faire l’un sans l’autre.. C’est aussi passer par le fait de le dire aux enfants.

Ce coaching a duré un an et demi.

Maintenant elle est délivrée et en partie réparée . Concrètement, il n’y a plus de cauchemars, il y a libération des mots, libération du corps, il n’y a plus de psoriasis… le tout sans prise de médicaments en parallèle ni création d’addictions . Je n’ai pas de jugement sur les médicaments mais dans la mesure du possible je n’en fais pas prescrire car sinon c’est un peu un pansement. Il y a des moments où on ne peut pas l’éviter évidemment mais dans d’autres moments, quand on arrête c’est pire.  Il y a des moments émotionnels qui sont vraiment durs mais c’est là où on va dans le vrai aussi parce que l’on “gratte” le profond. 

Dans le coaching, la question ce n’est pas “pourquoi” mais “comment”.

Ce n’est pas “pourquoi je vais mal mais plutôt “comment je fais pour aller mieux”. C’est la vraie différence entre la psychothérapie et le coaching.  Quand on vient en coaching, c’est parce que l’on a de l’ambition. Quand on passe la porte, la moitié du chemin est fait. 

J’ai un amour viscéral pour les gens que je suis. En psychothérapie, on a toujours peur du transfert, mais je leur veux tellement de bien à mes clients que c’est impossible d’échouer. Vous pouvez retrouver Blandine sur linkedIn Makesens
Faites connaissance avec Isabelle Bertrand, l’happycultrice du coaching

Faites connaissance avec Isabelle Bertrand, l’happycultrice du coaching

Isabelle se présente comme une happycultrice, une coach « qui fait son miel des petits bonheurs de l’existence ». Créative, intuitive et sensible au beau et à l’Amour, elle aime faire du lien et apporter les déclics nécessaires à la mise en mouvement de chacun. Elle nous explique avec passion comment la connaissance de soi permet de donner un équilibre et du sens à sa vie. Isabelle nous explique que c’est bien la “méconnaissance” qui nous éloigne de nous même.

Bonjour Isabelle et bienvenue sur Raise Me Up.

 

Pourquoi as tu choisi le métier de coach ? Et comment en es-tu arrivée là ?

Je n’ai pas vraiment choisi le métier de coach. Etant consultante en accompagnement professionnel depuis de nombreuses années, j’ai complété mon approche en me formant aux coaching. Le coaching est un mot galvaudé que j’utilise essentiellement comme marketing. Les termes d’Happycultrice ou d’Artisâme me définissent beaucoup mieux dans ma manière de travailler.

Mon métier consiste à accompagner l’autre à se rapprocher de soi même en se reconnectant à son âme : L’essence même de qui nous sommes.

Mais je comprend que le coaching soit un terme qui parle beaucoup plus aux personnes en quête de se connaître et se comprendre.

Comment le définirais-tu précisément ?

Nous n’avons pas besoin de nous connaître pour vivre mais nous en avons tous besoin pour Exister.  Le coaching aide à devenir plus conscient de la manière dont nous vivons pour décider de qui nous souhaitons devenir chaque jour afin de choisir la meilleure version de nous même. 

Mon métier ne consiste pas à accompagner les gens à être heureux, je les accompagne à prendre conscience de leur propre mode d’emploi : en apprenant d’elles même, les personnes se rapprochent d’elles-même. Le coaché a une demande , que nous redéfinissons ensemble en objectif. Le coach accompagne son client à l’atteinte de cet objectif.  C’est bien donc l’acceptation de soi qui mène au bonheur. Le bonheur n’est pas le but mais bien la conséquence d’une meilleure connaissance.

Parles-nous de ton parcours et de tes méthodes de Coaching ? As-tu une spécialisation et si oui, pourquoi as-tu choisi celle la ?

Je n’ai pas de spécialisation mais une sensibilité. J’utilise beaucoup de créativité ( l’art de la transformation) pour amener mon client au changement de regard ou d’angles de vue: les cartes, le jeu… Je crois fondamentalement en l’être humain et au développement de son potentiel.

Qui as-tu l’habitude d’accompagner et comment se déroulent tes accompagnements ?

J’accompagne des personnes aux profils très différents :

  • Des étudiants qui cherchent à mieux se connaître pour mieux s’orienter

  • Des particuliers sur des problématiques professionnelles ou personnelles

  • Des dirigeants d’entreprise qui souhaitent prendre de la hauteur pour repositionner leur stratégie

  • Des équipes pour travailler la cohésion

 Chaque accompagnement est spécifique et se fait selon chaque individu. 

Mon accompagnement évolue sans cesse en fonction de ma propre évolution : je transfère donc ma propre et simple compréhension des choses.

Aussi, des éclairages sur les blessures, sur le décodage des maux du corps, sur les liens avec les éléments fondamentaux, sur les raisons de notre vie sur terre …. viennent enrichir leur propre questionnement.

J’organise des minis ateliers à distance (4 personne maxi) pour décoder ce qui se joue dans une situation concrète ex: burnout, rupture, relation, décision et choix …

Au travers de ces séances collectives ou individuelles, le client comprend peu à peu ce qu’il met en “JE” (intérieurement) dans ce qui se joue (extérieurement)

 Ce type de décodage peut également se faire en session individuelle sous forme de flash coaching. 

 

As-tu des projets en tant que coach ? Comment vois-tu la suite ?

Cette année est une année à part car c’est ce que j’ai appelé mon année blanche. Le but était de ralentir, de me retourner pour regarder ce que j’avais accompli depuis ces 4 dernières années . C’est un bon exercice de contemplation! 🙂

C’est d’ailleurs, ainsi que j’ai développé tout mon travail d’accompagnement à distance. Tout évolue et les techniques permettent ce progrès incroyable qui est d’accompagner des personnes aux quatre coins de la France et plus loin encore. Les gens peuvent désormais choisir avec qui ils souhaitent travailler au delà de leur périmètre géographique.

 

Qu’as-tu changé dans ta méthodologie pour t’adapter aux sessions de coaching 100% en ligne ?

Rien ! La distance offre une réelle proximité. Tous les jeux, les exercices sont réalisables exactement de la même manière.

Certains clients, plus réticents au premier contact, ont rapidement été surpris de la bulle de concentration et de proximité dans laquelle nous plongions chaque séance durant une heure.  

 

Comment faire si l’on veut travailler avec toi ?

On peut me joindre sur Idées clic , ou me contacter sur ibertrandclic@gmail.com ou au 0650973715

Merci infiniment Isabelle pour ton témoignage passionné et passionnant !

Faites connaissance avec Blandine Daveau, Coach-thérapeute, spécialisée dans la conduite du changement et l’amélioration des performances individuelles.

Faites connaissance avec Blandine Daveau, Coach-thérapeute, spécialisée dans la conduite du changement et l’amélioration des performances individuelles.

Coach-thérapeute, Blandine nous livre son témoignage sans langue de bois et nous partage ses méthodes de travail et les outils qu’elle utilise. Blandine a l’art d’user de métaphores pour nous expliquer son métier concrètement. C’est une amoureuse de l’humain, de l’individu. Elle parle de ses clients avec beaucoup d’empathie et de bienveillance et nous rappelle que la connaissance de soi est essentielle car plus on se connaît, plus on est libre dans sa vie.

Allez, je vous laisse découvrir ma conversation avec Blandine

Bonjour Blandine, parle nous de qui tu es.

Bonjour je m’appelle Blandine Daveau je suis coach-thérapeute. J’ai sorti un livre qui s’appelle “Fuck thérapie, la boite à outil pour une autopsie” (édition La Martinière) en 2016. Ce livre rassemble toutes les phrases qui m’ont sauvé la vie et qui participent aujourd’hui à changer la vie de mes clients. Ce livre rappelle la nécessité de vivre dans le plaisir et dans la joie pour aller vers soi, pour retrouver l’amour de soi.

Je suis actuellement en train de rédiger un second livre pour répondre à la problématique  “Comment aborder la sexualité plus simplement pour petits et grands”. J’ai une vraie passion pour l’écriture et je prévois même de continuer l’écriture d’un 3e ouvrage qui concernera le rapport à l’argent. 

Pourquoi avoir choisi le métier de coach ? Comment en arrive-t-on là ?

Je suis à la fois coach professionnel et coach personnel. Mes premiers pas dans le coaching ont été plutôt professionnels. C’était plutôt logique car j’étais auparavant Directrice de communication chez Bouygues Immobilier. Les premiers clients sont arrivés dans le prolongement naturel de mon métier car je faisais un peu de coaching sauvage chez Bouygues. Et cela s’est prolongé ensuite chez moi… j’exerce d’ailleurs toujours chez moi. Assez naturellement, je suis allée vers plus de coaching perso, même si les deux sont liés bien sûr. Quand on travaille sur le pro, on doit automatiquement faire une bascule pour jeter un œil vers le perso et vice versa.

Mais j’aime bien surtout la démarche personnelle. Souvent les coaching pro sont payés par les entreprises  et il faut qu’on leur fasse un feedback. Il y a donc moins de création de lien avec le client que lorsque c’est une démarche personnelle.

Comment as-tu opéré ce changement de carrière quand tu es passée de directrice de communication à coach ?

J’ai été en thérapie très longtemps. La psychologie m’intéressait énormément et je faisais une formation de psychothérapeute en parallèle de mon métier  de communicante. En revanche, au fur et à mesure que j’avançais dans ma formation de psychotérapeute, je me rendais compte que ce métier me renvoyait à une frustration. Il y avait encore beaucoup de dogmatisme, beaucoup de clivages. En tant que thérapeute, j’étais frustrée.

Pour expliquer cela à mes clients, je donne souvent l’image du nutritionniste. D’ailleurs, je les appelle des clients et pas des patients parce qu’ils ne sont pas malades ! Ils ont de l’ambition !  Bref, je leur donne souvent cette image : “Imaginez que vous allez chez un nutritionniste en disant : “j’ai envie de perdre 5 kg” et qu’il vous réponde “ok mais vous perdrez 5kg seulement une fois que l’on aura parlé pendant 2 ou 3 ans….”. Je trouve que ce n’est pas très satisfaisant comme réponse… Donc le coaching a été pour moi une évidence. 

 J’ai cependant été au bout de cette formation de psychothérapeute que j’ai validée. J’ai ensuite négocié mon départ  de Bouygues Immobilier qui a été suivi par un passage un peu à vide. A cette époque, je voulais monter des Salads bars. J’avais envie d’importer ce concept des Etats Unis car à ce moment là, il n’y avait pas Cojean, Jour…il n’y avait pas tout ça… En 2005, c’était l’arrivée de Starbucks en France et ils ont malheureusement pris tous les emplacements que je convoitais . Finalement, je me suis rendue compte que je n’avais pas assez d’argent pour monter cela et que ma vie n’était peut-être pas dans la salade… 😉

Je suis donc revenue à mes premiers amours évidents qu’était l’humain, le soin (mais sans cette notion d’être psychothérapeute, hein ! Ou pas que !) 

J’ai rencontré une personne qui m’a parlé de la thérapie intégrative. Cela veut dire que l’on a pas mal de cordes à son arc pour n’utiliser que celles qui fonctionnent en fonction de la personne que l’on a en face de nous. Donc suite à cela, j’ai intégré une formation que l’on appelle “intégration posturale”, c’est à dire qu’elle est basée sur de la psychologie par le corps, pour sortir les émotions du corps. J’ai fait également une brève formation de graphologue.

Suite à ces formations, je me suis mise une feuille blanche devant mon nez en me disant “qu’est ce que j’aime, qu’est ce que je n’aime pas et est-ce que cela donne une résultante qui est un métier ?” A la fin, le nom du métier était coach.

 En 2005, ce métier était encore méconnu et galvaudé. Ça l’est encore maintenant car on peut être coach de garde robe, coach de moquette… Le mot coach a l’origine pouvait même renvoyer à la notion de “fouetter”, ce n’était donc pas simple à vendre…

 Quand j’ai su que je souhaitais devenir coach, je me suis renseignée sur les formations qui pourraient être validantes relativement rapidement. J’ai intégré la formation internationale “ICI Coaching” de l’Institut de Coaching International, pendant 9 mois mémoire inclus. Elle formait à la PNL, Gestalt, etc. (formations que j’avais déjà faites) mais avec une approche très rapide, très concrète, très précise, et ça, cela me plaisait bien. Cette formation m’a permise d’acquérir ma boîte à outils. C’est également une formation de coaching reconnue au niveau européen, même si je me suis toujours dit que je ne coacherais pas dans une langue autre que ma langue maternelle car il y a trop de subtilité sémantique dans la démarche psychologique… A l’issue de cette formation, j’ai eu énormément de clients qui m’ont été apporté par la formation elle-même : d’autres formés m’envoyaient des gens recherchant des coachs situés en région parisienne. Grâce à cela, cela a marché assez vite.  Ce que mes clients ont apprécié c’est de pouvoir leur proposer, non pas un rétroplanning figé mais surtout du sur mesure (même si je pouvais évaluer le nombre de séance à peu près). Cela veut dire que l’on pouvait autant faire appel à du rêve éveillé de temps en temps pour lâcher prise, que de faire appelle à la PNL pour verbaliser, faire du questionnement.

As tu monté un cabinet ?

Oui j’ai créé mon cabinet (qui s’appelle MakeSens) chez moi. J’ai constaté que le fait d’exercer chez moi créait un lien plus rapide, que l’on n’était pas figé. D’ailleurs, depuis mon livre, les gens ne m’identifie pas trop sous “Makesens” mais plutôt sous mon nom Blandine Daveau.

Comment se déroule tes séances de coaching ?

Je compare souvent mon travail de coaching avec le métier de dentiste : “quand vous allez chez le dentiste pour soigner une dent en particulier, il ne va pas commencer par une autre dent pour atteindre la dent qui vous fait mal, non il commence par celle qui vous fait mal…” Donc ce qui est clair c’est que, quand un client vient me voir avec un objectif, il faut à peu près 3 mois à raison d’une fois par semaine pour atteindre cet objectif, (à raison d’une séance par semaine). On considère qu’il faut 3 mois pour changer un comportement, et au pire 6 mois selon la difficulté de l’objectif.

Je conseille une fréquence d’une fois par semaine pour un premier objectif le temps de mettre les outils “en muscle”.

Lors d’un coaching, je donne aussi des exercices (travaux) entre séances (à la maison). On écrit (beaucoup), on fait des exercices comportementaux et/ou cognitifs (entre séances). On écrit sur un (même) carnet pendant tout le coaching pour garder une trace. Plus on écrit, plus on avance, cela fait un carnet de voyage. Et de temps en temps, quand on a un passage à vide, on peut revenir en arrière et relire son carnet en se disant “ah non finalement c’est juste un coup de mou” ! 😉

Parle-nous de tes méthodes de Coaching ?

J’utilise plusieurs cordes et chaque corde va donner lieu à des outils que je donne (c’est la même chose pour un chirurgien qui choisit ses outils entre un scalpel ou un ciseau). Je mets à l’aise aussi mes clients (mon livre a d’ailleurs failli s’appeler “Même les dentistes ont des caries !”). Cela veut dire qu’il est hors de question de me présenter en Gourou. Comme dans la psychologie il y a trop facilement de transfert et ce n’est pas l’idée. 

Je parle aussi plutôt de cordes et pas de méthodes suite à l’expression “J’ai plusieurs cordes à mon arc”. Pour moi, l’humain n’a pas une seule recette pour l’accompagner.  Les cordes que j’utilise le plus sont l’intuition et l’empathie pour me diriger. On a tous ces cordes mais je les ai davantage travaillées que les autres. Quand quelqu’un rentre je peux évaluer déjà son état émotionnel et sur quel terrain on va aller. On a tous cette compétence mais il faut la cultiver et se faire confiance. Ma formation de coach m’a apporté également les outils comme la visualisation positive, la PNL… J’utilise tous ces outils par touches. Par exemple, j’utilise des outils de sophrologie mais je ne suis pas sophrologue. Je ne fais pas non plus d’hypnose ni d’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) ; cela a un impact trop important sur les personnes et on ne peut pas les utiliser “à la sauvage”. 

Qui as-tu l’habitude d’accompagner et pour quels types de problématiques viennent-ils ?

 Mes clients ne viennent que par bouche à oreille… ce qui crée des familles de clients avec leurs particularismes.

La chance que j’ai dans mon métier, c’est que je ne travaille pas qu’avec des femmes ou qu’avec des hommes, j’ai les 2. Mon client le plus jeune actuellement a 14 ans et le plus vieux a 71 ans.

J’ai aussi beaucoup de problématique de reconversion. J’ai d’ailleurs fait une conférence au mois de mai 2019 sur ce sujet . La reconversion vient aussi souvent avec un niveau d’âge qui correspond à une période que l’on appelle la “middle life crisis”. Cela ne correspond pas vraiment à une crise en soi mais plus à une période de questionnements lié à cette période.

Par contre, je ne prends pas de clients avant 10 ans car cela correspond plutôt à de la pédopsychologie. Mais après, j’accompagne l’individu quelque soit son âge. J’ai également accompagné des couples. Je n’ai pas de restriction. J’aime tellement l’humain, l’individu et je crois tellement en la vie !!!!  En revanche, je ne me serais pas lancée dans mes 5 premières années à prendre des enfants, à prendre des couples, à prendre des amis.

Maintenant, avec la pratique, je peux travailler avec une personne que je connais, un ou une amie si on respecte un cadre bien défini.. On a un objectif, il doit se réaliser et tu dois bosser”. Par contre ce qui est vrai, c’est pour tout le monde pareil, je n’ai pas de baguette magique.

Je ne fais pas de coaching d’équipe chez moi, pas de teambuilding car je me concentre sur individualité.

Je peux avoir jusqu’à 6 séances par jour soit environ 20 clients par semaine. Cela demande de la ressource car on doit se brancher sur l’autre mais si les séances se passent bien cela me donne des ailes. Je m’interdis de prendre plus de 6 personnes par jour, je travaille surtout pendant les périodes de repas et je finis au maximum à 21h le soir. 

Je prends des expatriés par skype en visio avec langue française obligatoire et cela marche très bien, même s’il y a un décalage horaire. J’étais très étonnée au départ car plutôt rétive au coaching à distance. 

On nous avait dit, toujours par dogmatisme, qu’il faut toujours voir les personnes au moins la première fois en vrai. Mais les technologies modernes nous permettent quand même de créer un lien superbe. On ressent des choses et si on a envie de créer le lien on y arrive.

Ce que je demande simplement à mes clients c’est d’être seul, et dans un environnement dans lequel on ne peut pas être dérangé  (pas dans un café ou un lieu de passage). Ça doit être forcément dans de l’intime, clos, sans passage et seul. Ma pratique à distance par Skype ou autre est la même, c’est à dire que l’on a toujours un carnet de route, on prend toujours des notes, mon client, comme moi. 

Je fais aussi du SAV, les personnes hors séances qui ont des difficultés peuvent me contacter, pour avoir un soutien émotionnel dans une période difficile ou sur un exercice en particulier pour avoir une petite piqûre de rappel s’il le faut entre deux séances.

J’estime que l’accompagnement c’est de ne pas être lâché dans le grand bain et d’apprendre à nager tout seul. Mes clients me contactent par texto et je les rappelle ou leur répond par écrit  Ils savent qu’ils ne sont pas seuls. S’ils échouent, j’échoue aussi. Sur ma carte de visite il n’y a pas marqué “coach” mais “partenaire de vos réussites”. Je ne parle pas en théorie car quand on passe le pas de ma porte, il y a zéro jugement, de soi et de moi.

Et que penses-tu du terme “coach” qui est un peu galvaudé comme tu le dis ?

Le coaching vient du sport et forcément cela nécessite un entraînement. Le coaching a la base vient du golf, c’est un coaching mental et ça, c’est très important. C’est important de s’appuyer sur son mental et de savoir que l’on peut tout dépasser. Mais après je n’aime pas trop le terme car il est tellement mal usité, et puis c’est un terme anglais et moi j’aime bien les termes français donc je préfère “Partenaire” ou “coach Thérapeute” et c’est pourquoi c’est ce qui est inscrit sur ma carte de visite. Au moins cela peut créer un questionnement même si l’on voit tout de suite que je ne suis pas coach sportif !! 😄

Quels sont tes apprentissages grâce au coaching ? Qu’aimes-tu dans le métier de coach ?

Le métier doit s’apprivoiser . Si on n’est pas empathique, si on n’est pas dans l’écoute active et la reformulation, on va avoir du mal. On ne peut pas faire que parler, on ne peut pas faire qu’écouter. On ne peut pas faire ce métier si on n’aime pas les autres.

J’aime bien dire que “je n’aime pas les gens (car je suis agoraphobe), en revanche, je suis profondément amoureuse de l’individu.” Et ce métier, on ne peut pas le faire autrement. On ne peut pas le faire non plus si on a des opinions arrêtées, des jugements de valeurs. Il faut avoir des valeurs mais pas des principes. Il faut avoir des limites mais pas de rigidité .

Je ne prends pas en coaching des personnes qui font du mal aux autres (je prends des gens qui SE font du mal OUI, car ça, cela peut changer)

 

J’ai appris que l’on pouvait se sauver de tout. Plus on s’en donne la possibilité, plus la résilience est courte. On apprend à se relever. Plus on tombe, plus on se relève vite malgré les difficultés de la vie.

La connaissance de soi est essentielle. Plus on se connaît, plus on est fluide et libre dans sa vie.

Je ne “gouroutise” pas. Il y a eu des grandes vagues de coachs comme comme des David Laroche ou Tony Robbins (des grands gourous sur Internet), et cela me fait plutôt une peur bleue. En termes de revenus, mon banquier préfèrerait, ça c’est sûr ! Mais c’est typiquement l’inverse de ce que je pourrais pratiquer. Je trouve la « grande messe » à l’américaine assez odieuse car ce n’est pas possible de traiter l’individu de cette façon là. Surtout qu’en plus, ils se prennent pour Dieu et ça, c’est insupportable ! 

Ma politique est “je ne suis pas différente de vous”. Un dentiste peut avoir des caries mais lui,  il est expert dans l’art de vous soigner. Et il ira voir quelqu’un pour se faire soigner. De mon côté, je vais toujours voir quelqu’un de façon ponctuelle.

As-tu des projets en tant que coach ? Comment vois-tu la suite ?

Mes projets sont de multiplier les vidéos sur ma chaîne sur Youtube (la prochaine vidéo à la rentrée sera sur les pouvoirs) et l’écriture de mon 2e livre.

Grâce à cette médiatisation et cette visibilité, j’aimerais populariser des outils, les rendre abordables. Il n’y a pas de réussite sans échec, c’est d’ailleurs un des sujets que j’aborde dans l’une des vidéos que j’ai faite. Dans notre société, on a trop peur d’échouer alors que dans la société anglosaxonne, il faut justement avoir échoué pour pouvoir avancer. Cela nous changerait un peu la vie !

 

Comment faire si on veut travailler avec toi ?

On peut aller voir mon site web ou me contacter par mon téléphone portable. Et le plus simple est de me laisser un message par texto au 06 22 27 37 17.

 

Merci infiniment Blandine pour ton témoignage si sincère et inspirant !

Faites connaissance avec Elena Chesneau, psychologue du travail, spécialisée dans l’accompagnement à la transition professionnelle

Faites connaissance avec Elena Chesneau, psychologue du travail, spécialisée dans l’accompagnement à la transition professionnelle

Elena a 32 ans et vit à Lorient. Je l’ai rencontré via notre formation chez Livementor et elle a tout de suite été partante pour venir partager son expérience ici en tant que psychologue du travail. Eléna est pétillante, dynamique et nous parle de son métier avec passion. C’est simple, dès qu’on la rencontre, on a envie qu’elle nous guide dans l’évolution de notre carrière ! 

Allez, je vous laisse découvrir ma conversation avec Elena…

 

Bonjour Elena, je te remercie d’avoir accepté mon invitation. Parle-nous de ton parcours. Pourquoi avoir choisi le métier de coach ? Comment en es-tu arrivée là ?

A la fac, j’ai fait une licence de psychologie et j’ai découvert, par ce biais, la psychologie sociale. Cela m’a littéralement passionné ! J’ai donc choisi de continuer dans ce domaine avec un Master 2 en psychologie sociale du travail, spécialisation “accompagnement des trajectoires professionnelles”. Après mon master, j’ai travaillé pendant 8 années dans un organisme de formation en tant que Psychologue du travail.

J’avais depuis plusieurs années l’envie de me lancer à mon compte et j’ai sauté le pas il y a un peu plus d’un an en créant Yellow Monday.

Je ne me définis pas vraiment comme une coach car cette profession n’est pas encore réglementée. Je préfère me présenter plutôt comme une psychologue du travail ou consultante en transitions professionnelles. Il y a des similitudes bien sûr, car nous accompagnons nos clients vers un objectif. Mais le psychologue va lui, davantage chercher à comprendre le passé de son client tandis que le coach va plutôt accompagner son client à partir d’un instant T et se concentrer sur son avenir.

Je travaille d’ailleurs beaucoup en collaboration avec des psychologues cliniciens qui m’envoient leurs patients pour que je prenne la suite de leur psychothérapie. Et, à l’inverse, si je me rends compte que mon client a besoin d’un accompagnement thérapeutique, je l’envoie chez un de mes confrères.

Quelles sont tes méthodes de Coaching ? Comment se déroulent tes séances ?

J’utilise notamment la méthode ADVP (Activation du Développement Vocationnelle et Personnelle) qui est une démarche éducative expérientielle, c’est à dire qu’elle rend la personne autonome et actrice de son changement.

Je tiens conseil mais je ne donne pas de conseils. Cette nuance est fondamentale. Tenir conseil, c’est “délibérer pour agir”. J’oriente donc mes clients en leur posant des questions. 

Je commence souvent par des entretiens semi-directifs puis nous travaillons ensemble sur des exercices. 

 

J’aime travailler devant un tableau dans mon bureau pour noter, effacer, réécrire… Cela permet de vivre une expérience ensemble et que mon client soit acteur de son coaching. En interséances, je donne également des exercices pour que mon client expérimente ce que l’on a vu ensemble. 

L’accompagnement se déroule en plusieurs étapes. 

Tout d’abord, on travaille la connaissance de soi. Le client va se réapproprier son parcours professionnel. Nous allons aussi identifier ses centres d’intérêt, ses valeurs au travail, ses moteurs de motivation, ses atouts, etc. Accompagner vers cette meilleure connaissance de soi permet de gagner en confiance et en motivation. Ensuite, nous explorons des pistes professionnelles. Très rapidement, j’invite les personnes à aller sur le terrain car il y a souvent un décalage entre la représentation qu’on se fait d’un métier et la réalité. L’objectif est donc de réduire au maximum ce décalage. Une fois le projet professionnel conforté, un plan d’actions est mis en place pour réaliser ce projet.

 

J’accompagne mes clients en présentiel et/ou à distance.

J’utilise Skype ou Messenger quand nos séances sont à distance en visio conférence. J’ai d’ailleurs déjà accompagné des personnes à St Brieuc, Lyon Nantes, Lille… Cela me donne la possibilité de travailler dans toute la France !

J’avais une inquiétude par rapport à cette distance au début mais j’ai adapté mes outils et je suis maintenant complètement à l’aise car cela se passe très bien ! 

Qui as-tu l’habitude d’accompagner et pour quels types de problématiques viennent ils ?

J’ai trois typologies de demandes :

  • Un besoin de reconversion / évolution / transition professionnelle : ce sont souvent des femmes entre 25 et 40 ans qui viennent me voir. Elles ont un premier parcours professionnel mais ne s’y retrouvent pas. Elles ont besoin d’aide pour réfléchir à un nouveau projet professionnel. Nous avançons ensemble à partir d’un bilan d’orientation professionnel sur plusieurs séances.
  • Un besoin de coaching professionnel sur une problématique particulière : C’est la plupart du temps des hommes entre 35 et 45 ans qui ont un objectif précis. Ils cherchent la réalisation d’actions concrètes et sont moins sur une réflexion globale sur leur parcours. Ils peuvent venir me voir sur un point de candidature, l’amélioration de leur e-reputation… Nous travaillons ensemble sur plusieurs ateliers thématiques de 2 à 4h chacuns en mettant en place un dispositif d’Objectif SMART et avec du travail en interséances pour compléter.
  • Une aide à la transition professionnelle : Ce sont généralement des femmes entre 25 et 40 ans. Elles ont déjà un projet de création d’entreprise ou de reconversion mais ne savent pas comment y aller. Là aussi je les accompagne à la réalisation de leur objectif sur plusieurs séances avec du travail en interséances.

Raconte-nous l’histoire d’un coaching qui t’a le plus marqué

Il y a quelques temps, j’ai accompagné Carine, une femme d’une quarantaine d’année dont l’histoire m’a beaucoup touchée.

Elle est venue me voir car, après 20 ans passés en comptabilité/finance, elle ne trouvait plus de sens à ce qu’elle faisait. 

Elle ne voyait pas la valeur ajoutée qu’elle apportait. Très dure avec elle-même, elle ne cessait de pleurer de se dévaloriser pendant les premières séances : “je suis nulle”, “je ne sais rien faire”, “je ne sers à rien”…

Après un burn out, Carine était en arrêt maladie depuis quelques temps et était déjà suivie par une de mes collègues psychologue clinicienne.

Il était très urgent de travailler sur sa confiance en elle.

Nous avons commencé par faire l’analyse de ses expériences pour se réapproprier son parcours professionnel et identifier les compétences acquises pendant toutes ces années. A la fin de cette analyse, elle a été étonnée de “savoir faire tout ça” !

En inter-séance, je lui ai demandé de réfléchir aux expériences qu’elle aimerait bien vivre. Mais encore une fois, elle est revenue me voir en pleurant et en se dévalorisant… Elle se disait égoïste car, “dans ses envies, il n’y avait ni ses enfants, ni sa famille…” 

Nous avons continué à travailler sur ses qualités et ses “softs skills” (compétences comportementales) : elle devait interroger ses proches pour savoir comment ils la voyaient.  Bien sûr, elle a été très étonnée du résultat…

Nous nous sommes ensuite concentrées sur la découverte de ses intérêts professionnels pour dresser son profil et y voir plus clair sur ses goûts et ses passions.

Pendant une coupure d’un mois, je lui ai demandé de faire des interviews professionnels sur les différents domaines qui lui plaisaient afin de se projeter dans ces métiers. 

Quand je l’ai retrouvée, elle était TRANSFORMÉE !

Un déclic s’était produit. Elle était rayonnante, elle ne pleurait plus, elle savait ce qu’elle voulait faire : c’était devenu une nouvelle Carine !

Après ce mois d’interviews avec des professionnels, sa décision était prise : elle avait décidé de passer un CAP couture. Après avoir fait beaucoup de couture depuis 20 ans en amatrice, elle voulait professionnaliser sa pratique pour reprendre ou créer une boutique. 

Quel merveilleux projet ! Son expérience de comptabilité ne serait pas perdue, puisque cela pourrait l’aider grandement dans la création de son entreprise et de son business plan pour réussir. 

Bien sûr, elle avait toujours des questionnements et des doutes mais elle avait retrouvé sa confiance en elle. Elle avait enfin gagné la légitimité qui lui manquait pour pouvoir changer et avait accepté de prendre du temps pour elle. 

Après ce tournant, je l’ai davantage accompagnée sur la manière de quitter son employeur et de négocier une rupture conventionnelle afin d’accéder à son projet.

Maintenant, Carine me dit qu’elle a “la niaque et que plus rien ne l’arrête !”

Ce sont des accompagnements et des parcours comme celui de Carine qui me passionnent dans mon métier. C’est incroyable de voir la métamorphose d’une femme, en grande souffrance au départ, et qui est si resplendissante et déterminée maintenant ! 

Quels sont tes apprentissages grâce au coaching ? Qu’aimes-tu dans le métier de coach ?

Comme dans l’exemple de Carine, j’aime pouvoir accompagner des personnes, les faire cheminer dans leur réflexion. Je les guide et leur fait prendre conscience de leur potentiel pour qu’ils soient autonomes et acteurs de leur vie.

Ce qui me passionne, c’est d’être témoin de leur évolution et de voir qu’ils trouvent en eux leurs ressources pour vivre ces évolutions.

As-tu des projets ? Comment vois-tu la suite ?

Je crois beaucoup au travail collaboratif. J’ai créé avec une partenaire lorientaise des “before works”, des ateliers de 2h, à destination des (futurs) entrepreneurs sur des thématiques spécifiques. Ca s’appelle Good Mood  !

Je participe également en parallèle un projet avec une start up parisienne sur la gestion de carrière à destination des entreprises.

 La vie d’entrepreneur est riche et c’est ce qui est passionnant ! J’ai toujours pleins d’idées et de projets !

Pour contacter Elena

N’hésitez pas à aller voir son site internet, https://yellowmonday.fr pour “faire de votre lundi un jour nouveau !”

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