Comment trouver un mentor pour réussir dans son job ?

Comment trouver un mentor pour réussir dans son job ?

Vous souhaitez gagner en confiance, évoluer dans votre carrière ou acquérir de nouvelles compétences ? Un mentor professionnel pourrait être exactement ce qu’il vous faut. 

Cette semaine, j’ai rencontré Marisa, journaliste dans un magazine féminin à Paris. Elle nous raconte comment elle a trouvé le sien, comment cela a boosté son évolution professionnelle et nous confie quelques conseils pour trouver le nôtre !

Bonjour Marisa, raconte nous pourquoi et comment tu rencontré ton mentor ? 

“Je n’ai jamais été vraiment timide pour aborder les gens. Lorsque j’utilisais des applications de rencontre, je n’avais pas de mal à demander aux hommes de sortir avec moi. 

Par contre, lorsqu’il a fallu que je demande à Jeanne, 49 ans, d’être mon mentor, je n’en menais pas bien large…

Nous nous sommes rencontrées par hasard lors d’une interview pour un reportage que je réalisais. Ce jour-là, comme tant d’autres à cette époque, j’étais surmenée, stressée, fatiguée et j’ai même failli annuler quelques heures avant.

Quand je repense à cette première rencontre, je la décris souvent comme un premier rendez-vous de comédie romantique : c’était une rencontre fortuite, nous étions passionnées par les mêmes choses et nous aurions pu parler pendant des heures. 

Mon interview devait traiter des nouveaux modes de travail en “flex office”, mais en fait, nous avons surtout parlé de beaucoup d’autres choses, mais pas de ce sujet !

Bref, nous nous sommes comprises et nous avons eu un véritable coup de foudre amical. »

Comment rencontrer son mentor

« Nous nous sommes séparées et, pendant encore quelques mois, j’ai persévéré dans un travail exigeant auquel je me donnais à 150%. 

Mon entreprise était en pleine croissance et en pleine mutation. Je me sentais prête pour évoluer, monter les échelons, mais je ne savais pas du tout comment m’y prendre.

Un jour ma responsable RH, à qui j’avais parlé de mes projets d’évolution et de ma frustration, m’a demandé :  « Avez-vous déjà pensé à consulter un mentor ? ».

J’y avais bien déjà pensé, mais où le trouver ? Le démarcher dans la rue ? Le traquer sur les réseaux sociaux ?  Il n’existait pas d’application de rencontres pour ça ! Je savais que j’avais besoin de conseils et de soutien, mais je ne savais absolument pas où trouver cette personne. 

Après cette conversation avec ma RH, je suis retournée à mon bureau, et là, comme si le destin me souriait, Jeanne venait de commenter un de mes posts sur mon profil Linkedin. C’était un signe : Je devais lui demander d’être mon mentor.

En fixant mon ordinateur portable et le curseur clignotant sur mon nouveau mail vierge, cela n’aurait pas été pire si j’avais dû lui demander un RDV galant !  Ce n’était pas seulement la fierté qui était en jeu, mais aussi ma crédibilité professionnelle. 

Pourquoi cette femme si intelligente m’accorderait elle un peu de son précieux temps ? Et qu’obtiendrait elle en retour ? 

J’étais si désespérée que j’ai du écrire un email aussi désespéré que moi ;-). Cela ressemblait à peu près à ça  : « Chère Jeanne, je vous adore. Voudriez-vous être mon mentor ? Nous pourrions peut être prendre un petit déjeuner une fois de temps en temps (ou autre chose si cela vous arrange mieux…). Evidemment, vous n’êtes pas du tout obligée d’accepter étant donné que vous devez déjà être drôlement occupée…”

À mon grand étonnement, Jeanne a répondu qu’elle serait ravie que l’on se rencontre. Elle me proposait de la rejoindre le lendemain matin à 8h pour prendre un café ensemble avant sa journée de travail. Je me souviens également très clairement d’une des premières choses qu’elle m’a confiées :

« Marisa, il y a deux types de femmes dans ce monde : celles qui aident les autres femmes et celles qui ne les aident pas ».

 J’ai tout de suite su clairement dans quel camp elle se trouvait ! »

Et que s’est il passé après cette première rencontre ?

« Nous avons continué ensuite à nous rencontrer régulièrement.

Elle avait un parcours complètement différent du mien : j’avais délibérément cherché un mentor qui était étranger à mon secteur d’activité pour qu’il puisse prendre du recul sur les médias le métier du journalisme. Je souhaitais qu’il m’offre une vision claire, non polluée par la politique et l’ego du journalisme. 

Je voulais aussi que Jeanne puisse m’aider à développer mes “soft skills” : développer ma confiance, construire ma propre identité et l’affirmer, être plus à l’aise en négociation, m’aider à développer mon réseau et savoir comment provoquer et saisir les opportunités. 

Son expertise en marketing était reconnue. Très bonne communicante, elle débordait d’énergie, d’idées et était très intuitive.  En plus de cela, nous nous entendions à merveille et adorions parler politique autour d’un bon verre de vin. J’avais trouvé ma perle !  » 

 

Rencontrer son mentor autour d'un café

Au cours des deux ans de mentoring, Jeanne m’a aidée dans tous les domaines : qu’il s’agisse d’opportunités à saisir ou pas, de répondre à un e-mail, de voir le potentiel de certaines personnes… Elle a transformé mes idées, mes pensées et mes espoirs en plan d’actions. Elle m’a donné des conseils sur la manière de gérer les personnes ou les circonstances difficiles. Et surtout, elle a toujours été là pour moi : un email de soutien, un appel téléphonique, une recommandation d’article à lire… 

En deux ans, Jeanne est devenue une amie. L’avoir à mes côtés a fait une grande différence. Grâce à Jeanne, j’ai trouvé le courage de me mettre à mon compte. Grâce à Jeanne, j’ai un plan d’actions et une stratégie pour l’année qui vient. Grâce à Jeanne, j’ai pris du recul sur des expériences difficiles et je m’efforce de faire les choses différemment. Je sais que grâce à elle, je m’éparpille moins, je pense de manière plus stratégique et, en fin de compte, je suis plus performante. 

« Trouver un mentor n’est certainement pas facile, mais vous n’en aurez certainement jamais si vous ne demandez pas »

C’est vraiment ce que j’ai appris auprès de Jeanne. Alors, prenez une grande respiration… et cliquez sur “envoyer”.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaitent trouver eux aussi leur mentor ?

  • Sachez ce que vous cherchez : souhaitez-vous quelqu’un qui a la même expérience que vous ou un point de vue différent ? Avez-vous besoin d’aide pour acquérir des compétences spécifiques liées à votre secteur ou avez-vous besoin de conseils sur des questions plus générales comme l’organisation ou la confiance ?
  • Faites des recherches : LinkedIn et Twitter sont d’excellents endroits pour en savoir plus sur vos mentors potentiels.
  • Réfléchissez aux raisons pour lesquelles cette personne ferait un bon mentor pour vous.
  • N’en demandez pas trop. Si vous ne les connaissez pas encore bien, proposez un café pour voir si vous vous entendez bien et si vous êtes sur la même longueur d’onde.
  • Si vous êtes sur la même longueur d’onde, n’hésitez plus : même si demander un RDV à un homme ou une femme inspirant(e) peut être très stressant, il y a de fortes chances pour qu’il ou elle vous réponde honnêtement et gentiment, si ils sont  aussi inspirants que vous le pensez !

 

Et que nous conseillerais-tu pour entrer facilement en contact avec un mentor par e-mail ?

 

  • Soyez bref :  ils n’ont pas besoin de connaître votre histoire à ce stade
  • Pas à pas, dans un premier temps, dites-leur que vous cherchez un mentor et demandez leur s’ils sont ouverts à un premier café sans engagement.
  • Si vous avez déjà établi un premier contact, soyez audacieux : « Je cherche un mentor qui me rencontrera toutes les six à huit semaines pour discuter des problèmes que j’ai avec mon travail et je pense que vos conseils pourraient être précieux. Seriez-vous prêt à y réfléchir ? »
  • En quelques phrases concises, faites-leur savoir pourquoi vous les avez choisis. Est-ce grâce à leur expérience ? Leurs réseaux ? Etes-vous fan de leur travail ?
  • Soyez conciliant et rencontrez-les en fonction de leurs contraintes. Peut-être qu’une brève conversation par Skype est plus facile pour une première rencontre ? Montrez que vous êtes prêt à faire tout pour que vos rencontres soient simples à organiser.
  • Soyez aimable. Ils ne vous doivent rien. Une phrase expliquant que vous comprendrez sans problème s’ils ne veulent ou ne peuvent pas assumer votre demande est une bonne façon de terminer.

Merci Marisa pour ton partage d’expérience et tes supers conseils ! 

Je dois filer, j’ai des futurs mentors à contacter… 😋

CELA POURRAIT VOUS PLAIRE…

Comment se remotiver pour retourner au travail après le confinement ?

Aujourd’hui, nous célébrons la fête du travail à l’heure du télétravail.
Confinés chez nous depuis le 17 mars, nous sommes nombreux à pratiquer le télétravail, à jongler entre les visioconférences, le travail depuis la table du salon et la garde des enfants…. Le déconfinement va arriver progressivement et vous êtes nombreux à redouter le retour au travail… Pour vous aider à vous remettre dans le bain professionnel et y retourner plus sereinement, nous avons dressé une liste de 10 stratégies pour vous reconnecter tout en douceur.

PERFECTIONNISME : Pourquoi est-ce négatif pour notre carrière ?

PERFECTIONNISME : Pourquoi est-ce négatif pour notre carrière ?

Notre dévouement à la perfection a souvent été récompensé par de bonnes notes à l’école. Oui, mais dans le monde réel, malheureusement, cela ne fonctionne plus comme ça…. 

Dans le monde professionnel, ce n’est pas un secret :  les femmes sont souvent désavantagées. Non seulement nous devons faire face à l’écart de rémunération entre les sexes, mais des études montrent également que les chances de promotion des femmes sont beaucoup plus faibles que celles de nos collègues masculins. 

Si l’on ajoute à cela le fait que nous sommes beaucoup moins susceptibles de demander une augmentation à nos employeurs que les hommes, cela n’augure rien de bon pour nos évolutions de carrières… 

Les recherches montrent que beaucoup de femmes sous-estiment leur propre intelligence par rapport aux hommes, et peu se considèrent plus intelligentes que leur entourage (bien sûr, il n’y a aucune preuve à l’appui !) 

Des études ont également montré que nous avons une bien plus faible estime de nous-mêmes que les hommes et que nous avons moins confiance en nos capacités. Un rapport a d’ailleurs révélé que les hommes postulent à un emploi ou à une promotion lorsqu’ils ne remplissent que 60 % des qualifications, alors que les femmes ne postulent que si elles en remplissent 100 %…

D’où vient donc ce manque de confiance ?

d'où vient ce manque de confiance ?

Dans le TED Talk “Apprenez aux filles à être courageuses et pas à être parfaites”, qui a attiré plus de 5 millions de vues à ce jour, Reshma Saujuani,  l’auteur de “Brave, Not Perfect” et fondatrice de “Girls Who Code”, affirme que la réponse réside dans la manière dont les filles sont élevées et socialisées pour aspirer à la perfection, alors que les garçons apprennent à être courageux.

« La plupart des filles apprennent à éviter les risques et les échecs », déclare Saujuani. 

« On nous apprend à sourire, à ne pas prendre de risques, à avoir des “A”. 

Les garçons, en revanche, apprennent à jouer à la dure, à se balancer en hauteur, à ramper jusqu’au sommet des barres de singe et à sauter la tête la première ».

Ces stéréotypes sexuels peuvent sembler dépassés, mais malheureusement, ils continuent à faire leur apparition dans nos cours de récréation et dans nos salles de classe. Des études ont montré que les filles sont beaucoup plus susceptibles de renoncer à une tâche qu’elles trouvent difficile, alors que les garçons acceptent d’avantages les défis, étant habitués à prendre des risques. On leur apprend à ne pas craindre l’échec, mais à l’accepter comme un moyen de s’améliorer, alors que les filles préfèrent éviter complètement le risque de se tromper si elles ne sont pas sûres de pouvoir le faire parfaitement.

Il est de plus en plus fréquent que les filles de 7 ans à peine renoncent à des activités sportives par peur d’être jugées ou par manque de confiance en elles. Les filles sont également beaucoup moins enclines à suivre des cours scientifiques, comme la physique ou les mathématiques. Les réponses étant soient vraies ou fausses, elles hésitent à lever la main en classe de peur d’être gênées en cas de mauvaise réponse. 

Pourquoi les petites filles ont-elles besoin qu’on leur rappelle leur propre génie ?

Ce souci de perfection peut être récompensé par de bonnes notes à l’école (les filles surpassent d’ailleurs régulièrement les garçons aux examens depuis un certain temps) mais cela ne semble pas nous servir dans le monde réel. 

Notre faible estime de nous pourrait être à l’origine de notre hésitation à sortir de notre zone de confort et à risquer d’essayer des choses auxquelles nous n’excellons peut-être pas. En outre, nous nous préoccupons généralement beaucoup plus du jugement de ceux qui nous entourent. Qu’il s’agisse de se taire lors de réunions par crainte de passer pour une « dirigeantes » ou d’éviter de se montrer arrogantes devant leurs collègues, les femmes laissent davantage passer les occasions de faire leurs preuves, de peur d’échouer, d’être embarrassées ou de ne pas être appréciées. 

Si le perfectionnisme nous empêche de travailler, comment faire pour se débarrasser de cette habitude ancrée depuis notre enfance ?

apprendre à être courageuses, plutôt que d'être parfaites

Selon Saujani, nous devons commencer à apprendre à être courageuses, plutôt que de nous efforcer d’être parfaites. « La bravoure est un muscle », dit-elle. « Nous devons l’exercer. Nous devons nous entraîner à faire des choses dans lesquelles nous ne sommes pas à l’aise. Nous devons nous exercer à l’imperfection ».

Qu’il s’agisse de prendre la parole lorsque vous pensez qu’un collègue a tort, de vous porter volontaire pour diriger un projet qui n’est pas dans votre domaine de compétence ou de vous engager dans un changement total de carrière, il pourrait être utile d’envisager de vous lancer dans cette aventure plutôt que de vous inquiéter de ne pas être la meilleure personne pour le faire. 

Comme dit l’adage : « Qui ne tente rien, n’a rien”.

Et si être courageuse en prenant quelques risques vous menait vers une grande carrière ?

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Certains travaillent à 100%, d’autres ayant vus leur activité baisser, se trouvent au chômage partiel et prennent peut être un peu plus de temps pour eux. Après 1 mois et demi, nous avons trouvé nos marques, trouvé un nouveau rythme et nous avons appris à apprécier certains avantages de cette situation. Nous sommes nombreux à souhaiter vouloir conserver ce nouvel équilibre entre vie professionnelle et vie privée. 

Oui mais… le déconfinement va bientôt arriver et vous redoutez le retour au travail…

Vous êtes inquiets de ne pas savoir comment va s’organiser le travail autour du respect des mesures barrières… Vous redoutez de retrouver la pression des résultats, les journées à rallonge et le stress qui va avec ? Vous avez peur de ne pas retrouver votre place après cette période d’absence ?

Si vous êtes anxieux rien qu’à l’idée de retourner au travail après cette période de confinement, vous n’êtes pas seul. Nous avons tous connu le brouillard flou qui s’installe sur nous après des vacances, un week-end ou même une longue pause déjeuner. Mais si le fait de penser à la journée qui s’annonce pendant que vous vous brossez les dents peut vous sembler être une intrusion malvenue, la pratique de stratégies de “reconnection” au travail pourrait vous aider à vous remettre en selle plus facilement.

Pour vous aider à vous remettre dans le bain professionnel , nous avons dressé une liste de 10 stratégies pour vous reconnecter petit à petit à votre travail afin d’y retourner plus sereinement.

QUELQUES JOURS AVANT LE 1ER JOUR DE RETOUR AU TRAVAIL

 

1- Travaillez votre routine 

Les choses sont toujours plus faciles avec une routine. Si vous devez vous réveiller plus tôt pour partir au travail, commencez quelques jours avant à régler votre réveil à cette nouvelle heure afin de réhabituer votre corps à cette routine. Ainsi, lorsque votre premier jour de retour au travail sera arrivé, il vous sera beaucoup plus facile de vous réveiller le matin.

 

2- Renouez avec vos collègues

Parlez avec vos collègues est un excellent moyen de renforcer votre motivation après une absence au travail. Appelez vos collègues ou envoyez leur un message quelques jours avant votre reprise. Discutez de votre travail et de ce qui s’est passé pendant le confinement, partagez vos préoccupations ou vos problèmes avec eux. Vous vous sentirez soulagé et vous aurez l’impression de ne pas être seul pour vous accompagner dans cette reprise ! Et vous aiderez aussi généralement vos collègues qui auront exactement les mêmes appréhensions que vous.

3- Donnez une nouvelle perspective à votre travail

S’absenter pendant un temps est une bonne chose, car vous aurez eu un temps précieux pour regarder différemment votre situation professionnelle. Vous aurez sans doute eu de nouvelles idées pour améliorer votre travail. Listez ces petits changements que vous aimeriez voir apparaître et qui pourraient améliorer votre quotidien..

4- Travaillez votre “réattachement” au travail

L’étude “Morning Reattachment to Work and Work Engagement During the Day”, publiée dans le Journal of Management, démontre que le fait de se reconnecter mentalement au travail avant d’y retourner peut aider les employés à s’épanouir et à se sentir plus impliqués dans leur travail au quotidien. En d’autres termes, ce “réattachement” est le processus de retour au travail après un temps d’arrêt. Pour réussir cette période de “réintégration”, l’idéal est de revoir la veille de votre retour au travail votre planning, les réunions à planifier, la liste des tâches que vous devrez accomplir, les défis potentiels qui pourraient se présenter et les ressources dont vous pourriez avoir besoin pour atteindre vos objectifs. 

Charlotte Fritz, l’une des co-auteurs de l’étude et professeure associée de psychologie industrielle et organisationnelle à l’université de Portland, explique que la manière dont nous réintégrons notre travail varie d’une personne à l’autre, d’un emploi à l’autre, et même d’un jour à l’autre. Certains préfèreront penser aux tâches à accomplir le matin du retour au travail pendant leur petit déjeuner ou sous la douche. D’autres préféreront se lancer mentalement dans une conversation avec leur supérieur pendant leur trajet, ou préfèreront revoir leurs liste de tâches dans la queue de leur supermarché.

LE JOUR DU RETOUR

 

5- Habillez-vous pour l’occasion 

Vous avez une tenue fétiche qui vous donne confiance en vous ? Portez-la pour votre premier jour de travail. Cela peut sembler idiot, mais un retour au travail en beauté peut faire grimper votre productivité en flèche, car vous vous sentirez confiant(e) et motivé(e).

6- Fixez-vous une heure de départ

Nous avons tous tendance à nous écarter des horaires de travail habituels de 8h à 17h, et malheureusement, les e-mails depuis notre smartphone ne nous aident pas à décrocher… 

Mais il est important de reconnaître quand il faut rentrer.

Fixez-vous une heure de départ réaliste et respectez-la la plupart des jours de la semaine. Des recherches ont même montré que les personnes qui quittent leur travail plus tôt ont tendance à être plus engagées et plus productives au bureau, et notamment quand elles travaillent dans des milieux très stressants. 

Cessez également de répondre aux e-mails après 20 heures et pendant votre week end. Vous vous sentirez plus frais et plus productif le lundi matin si vous vous accordez un temps d’arrêt. 

 

ET POUR GARDER VOTRE MOTIVATION SUR LA DURÉE…

 

7- Créer des objectifs de petites tailles

Savez-vous pourquoi les mignardises sont si appétissantes ? Parce qu’elles sont petites et faciles à manger ! Avant que vous ne vous en rendiez compte, vous en aurez mangé une douzaine. 

C’est ainsi que nous devrions fixer également nos objectifs. Bien sûr, il est important d’avoir un objectif grand et audacieux. Mais assurez-vous de le décomposer en objectifs plus facilement “comestibles”.. De cette façon, vous aurez l’impression de progresser dans votre cheminement et vous aurez également un sentiment d’accomplissement à chaque petits objectifs atteints. Le sentiment de progrès et d’accomplissement est la meilleure des combinaisons.

 

8- Faites des listes 

Après avoir décomposé vos objectifs, faites des listes ! Les listes peuvent vous aider à vous ressaisir et à vous sentir plus organisé après un certain temps d’absence. Commencez par dresser la liste des choses à faire aujourd’hui, puis la liste de vos tâches les plus importantes de la semaine, enfin du mois et ainsi de suite. Les listes de tâches à court terme et à plus long terme sont un excellent moyen de vous organiser et d’établir votre emploi du temps.

 

9- Cessez de vous préoccuper des choses ni importantes, ni urgentes

Faire des choses qui n’apportent rien nous coûte une énergie mentale folle. Vérifiez votre liste de tâches et supprimez les choses ni urgentes, ni importantes. Vous resterez plus motivé à long terme si vous travaillez quotidiennement sur des activités qui ont un sens ou qui font partie d’une mission plus large.

 

10- Continuez à apprendre 

Le travail peut devenir ennuyeux si vous ne vous sentez pas stimulé par ce que vous faites. Lorsque vous sentez votre motivation baisser, dressez une liste de ce que vous souhaiteriez apprendre pour vous sentir stimulé et intéressé à nouveau. S’il vous est difficile d’améliorer vos connaissances au travail, pourquoi ne pas élargir vos connaissances à l’extérieurs en prenant des cours sur OpenClassrooms ou en améliorant votre niveau en langues sur Italki ?

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Comment rendre les réunions plus agréables et plus productives, selon la science

Comment rendre les réunions plus agréables et plus productives, selon la science

Peu de chose m’agace autant que de devoir participer à des réunions qui ne servent à rien… En tant que chef de projet digital, j’ai de multiples échéances à respecter chaque jour, ce qui signifie que passer du temps hors de mon bureau ou en conférence téléphonique pour des discussions non productives, non pertinentes ou inutilement longues me fait stresser et me frustre – émotions dont je pourrais bien me passer ! (Et ne me parlez pas non plus des réunions dont le sujet aurait pu se régler par e-mail !).

Je suis prête à parier que, quel que soit le secteur dans lequel vous travaillez, vous ressentez la même chose. Tout comme faire la conversation à des inconnus, aller à des événements pour développer son réseau, de nombreuses personnes n’aiment pas passer du temps en réunions. Une enquête récente a révélé que chaque employé gaspillerait en moyenne près de 13 jours de travail par an dans des réunions improductives ! D’autres recherches avancent même que près de la moitié des professionnels pensent que la plupart des réunions auxquelles ils assistent sont une perte de temps. 

Rares sont donc ceux qui ne pensent pas que la culture de la “réunionite aiguë” dans leur entreprise ne puisse être améliorée…

Pour réduire le nombre de mauvaises réunions auxquelles nous devons assister, il est important de savoir ce qui fait une bonne réunion. Et c’est exactement ce qu’une équipe de psychologues américains a récemment entrepris de découvrir. Leurs conclusions ont été publiées dans « Current Directions in Psychological Science”, la revue de “l’Association pour les sciences psychologiques”.

Des chercheurs de l’Université du Nebraska à Omaha et de l’université de Clemson en Caroline du Sud ont rassemblé les résultats de près de 200 études scientifiques sur les réunions de travail, afin de dresser une liste de recommandations pour les rendre utiles et efficaces ! 

« Les réunions sont généralement mauvaises, mais la science des réunions nous montre qu’il existe des moyens concrets de les améliorer », déclare Joseph Allen, professeur associé en psychologie industrielle et organisationnelle à l’université du Nebraska à Omaha.

« Les organisateurs pourraient davantage planifier leur réunion, commencer à l’heure et encourager un environnement de partage bienveillant pendant leur réunion. Les participants pourraient, eux, venir préparés, être à l’heure et participer ».

Parce que personne n’aime les réunions inutiles…

Voici les recommandations des chercheurs, approuvées par la science, pour organiser et mener de bonnes réunions !

AVANT LA RÉUNION

Évaluer les besoins actuels.

Les réunions doivent avoir un objectif clair. Si elles ne sont pas destinées à résoudre un problème, à prendre une décision ou à discuter d’un sujet important, elles ne devraient pas être organisées du tout. Il n’est pas utile de faire des réunions pour partager des informations quotidiennes et non urgentes.

 

Envoyer un ordre du jour. 

Ceci permet de s’assurer que tout le monde comprend l’objectif de la réunion avant qu’elle n’ait lieu, et permet aux gens de se préparer si nécessaire.

 

Invitez les bonnes personnes. 

Si vous organisez une réunion, réfléchissez bien à son objectif. N’invitez que les personnes qui peuvent vous aider à atteindre cet objectif.  

 

PENDANT LA RÉUNION

Encourager la participation.

Les chercheurs ont constaté que les managers les plus performants utilisaient les réunions pour fixer des objectifs, aider leur équipe à comprendre les problèmes au travail et solliciter les réactions de leurs collègues sur ceux-ci.

 

Faites place à l’humour. 

Les réunions n’ont pas besoin d’être tristes et guindées. Les recherches montrent que la création d’un environnement détendu dans lequel les professionnels se sentent capables de rire ensemble peut stimuler des comportements positifs en réunion et encourager la participation et la résolution des problèmes. En retour, ces comportements positifs en réunions renforcent les performances de l’équipe.

 

Modérer les plaintes. 

Si vous êtes chargé de mener une réunion, ne laissez pas les gens commencer à se plaindre en début de réunion. Cela peut rapidement donner aux participants un sentiment de désespoir et de frustration… Essayez plutôt de rester positifs et pratiques.

 

Veillez à ne pas vous éparpiller

Nous sommes tous passés par là : vous êtes en réunion, quelqu’un évoque l’émission de télévision d’hier soir ou un truc cool que fait une entreprise concurrente, et soudain l’ordre du jour tombe à l’eau. Bien qu’il soit agréable de discuter avec ses collègues, il est important que les managers soient garants de l’ordre du jour afin que les réunions restent productives !   

 

APRES LA RÉUNION

Partagez le compte-rendu. 

Le compte-rendu permet à chacun d’y retrouver les décisions qui ont été prises lors de la réunion, d’y retrouver le plan d’action pour les prochains jours et d’avoir un aperçu des rôles et responsabilités de chacun. Les personnes qui n’ont pas pu assister à la réunion doivent également être mises en copie de ce compte-rendu.

 

Demandez un feedback

Si vous organisez une réunion, demandez toujours aux participants de vous faire un retour après celle-ci. Ont-ils pensé que l’ordre du jour était clair ? Que le contenu était utile ? Ces feedbacks seront votre meilleur outil pour améliorer la qualité de vos prochaines réunions.

 

Regardez vers l’avenir. 

Si vous souhaitez continuer à améliorer l’efficacité de vos réunions, réfléchissez aux résultats à court et moyen terme que vous souhaiteriez atteindre. Qu’allez vous faire lors de votre prochaine réunion pour que celle-ci vous rapproche de vos objectifs ?

Comment connaître votre objectif de vie en 5 minutes ?

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Résumé de la conférence TED de Adam Leipzig, producteur et réalisateur américain de cinéma et de théâtre

Être heureux au travail ? Quelle drôle d’idée !

  En parlant avec mes amis de promotion ou mes collègues, tous diplômés de troisième cycle et travaillant dans de grands groupes internationaux, j’ai constaté un truc incroyable : la plupart d’entre eux ne sont pas satisfaits de leur travail. Je les entends souvent dire dans ces termes : « J’ai l’impression d’avoir choisi mon métier mais je n’arrive pas à en être satisfait et ne sais pas vraiment quel est le sens de mon travail au quotidien. » Pourtant, nous avons tous eu la chance de faire de longues études, d’être des privilégiés et d’occuper des postes à responsabilités. Mes amis possèdent leur maison/leur appartement, partent en vacances plusieurs fois par an, sont en couple pour la plupart et ont des enfants…. Alors pourquoi sommes-nous quasiment tous insatisfaits de notre vie professionnelle ? Et puis, en faisant des recherches sur Internet sur le sujet, je suis tombée sur la conférence d’Adam Leipzig, un célèbre producteur, auteur et réalisateur américain de cinéma et de théâtre. Parti du même constat, Adam Leipzig explique qu’il a découvert que 80% des personnes de son entourage étaient insatisfaits de leur vie alors qu’ils avaient tout pour être heureux !

Mais qui sont ces 20% d’heureux alors ? Et pourquoi le sont-ils ?

Je vous retrace ce qu’il conseille dans sa conférence pour passer dans le camp des satisfaits 😉 En parlant avec les 20% qui étaient heureux, Adam a découvert que chacun d’eux connaissait sur son but dans la vie parce qu’il savait cinq choses :
  • qui il était,
  • ce qu’il faisait,
  • pour quelles personnes il le faisait,
  • ce que ces personnes voulaient, leurs besoins,
  • ce qu’elles en retiraient et comment cela les changeait.
Si vous êtes comme moi, vous vous interrogez et vous vous inquiétez du sens de votre vie depuis longtemps… Il y a des livres, des magazines, des ateliers, des séminaires sur le sujet. On peut recenser des milliers de livres qui nous expliquent comment trouver un sens à notre vie. On est tous d’accord qu’une vie sans questionnement et prise de recul n’a pas de sens, mais si nous passons notre temps en introspection, nous ne pouvons pas profiter de l’instant présent… Je vous propose donc de faire cet exercice ensemble comme Adam le conseille (et de faire l’exercice moi-même également comme exemple) pour trouver votre but dans la vie, ici et maintenant, dans les cinq minutes qui viennent. 👍

Allez, c’est parti ? 

  • Quel est votre prénom ? 

(C’était « qui vous êtes » 😊)

  • Maintenant, que faites-vous ?

Qu’aimez-vous faire ? Aimez-vous lire, cuisiner, concevoir, créer des applis, écrire du code, faire des calculs, parler, enseigner ? Si plein de choses vous viennent à l’esprit, n’en retenez qu’une en vous posant cette simple question : quelle est la chose que vous vous sentez capable d’apprendre aux autres ? Trouvez un seul mot et gardez-le en tête.

(Super. Voilà « ce que vous faites » 😉) 

  • Maintenant, pour qui le faites-vous ?

Quelle est votre cible, quels sont vos clients ?

  • Qu’est-ce que ces personnes veulent ?

Ce qu’elles attendent de vous, ce pour quoi elles viennent vers vous.

  • Et la meilleure question : en quoi ce que vous faites les fait changer ?

Comment ces personnes changent-elles une fois que vous le leur avez donné ?

Maintenant, mettons tout cela ensemble dans la même phrase pour connaitre votre objectif de vie ! Vous voulez un exemple ? OK, je vous partage le mien 😉 : 

👉 « Je suis Elodie, je teste, décortique, critique les méthodes de développement personnel et outils des meilleurs coachs pour des particuliers ambitieux mais surbookés afin de les aider à se réaliser professionnellement et à vivre une vie épanouie et pleine de sens ! »

Alors cela vous parait plus clair ?

Pourquoi cette formulation est vraiment intéressante ?

  Parce que, sur les cinq choses dont nous avons besoin pour connaître notre but dans la vie, seulement deux parlent de nous. Les trois autres sont à propos des autres : qui ils sont, ce qu’ils veulent, et comment ça les change. Cette formulation oblige à regarder vers l’extérieur. Et tous les gens heureux savent très clairement qui ils servent, ce que ces personnes veulent, et comment ces personnes changent en conséquence. Ils se concentrent plus sur les gens qu’ils servent que sur la manière dont ils sont eux-mêmes servis et c’est d’ailleurs souvent ceux qui réussissent le mieux dans n’importe quel domaine ! Les gens heureux s’efforcent de rendre les autres heureux, et font des choses qui leur font se sentir protégés et en sécurité.

Qu’est ce que cet exercice m’a apporté ?

  D’habitude, une des choses les plus difficiles lorsque je rencontre quelqu’un pour la première fois c’est de me présenter et de lui décrire brièvement mais clairement ce que je fais dans la vie. C’était encore plus le cas il y a quelques temps lorsque je me trouvais entre deux situations ou que ce que je faisais au quotidien ne correspondait pas exactement à ce que j’aurais voulu faire… Quand les gens me posaient cette question dans cette situation, je me demandais souvent : « Mais pourquoi me demande t’il ce que je fais ? Est ce pour savoir si cela vaut la peine de passer du temps avec moi ?» Bref maintenant, quand quelqu’un me pose cette question, je n’ai plus peur de leur répondre avec l’objectif de vie que j’ai déterminé grâce à l’exercice de Adam Leipzig : comment ce que je fais change les gens pour qui je le fais. Pour aller plus loin, je vous partage quelques exemples donné par Adam :
  • Vous pourriez dire : « J’offre des rêves aux enfants. » si votre but dans la vie est : « J’écris des livres pour enfants, pour qu’ils puissent s’endormir et faire des rêves merveilleux. »
  • Vous pourriez dire: « J’aide les gens à se sentir bien, à être en forme, » si votre but dans la vie est : « J’invente des appareils pour les hommes et les femmes qui ont peu de moyens, pour qu’ils puissent être en forme. »
  • Vous pourriez dire: « J’aide les gens à faire un super boulot, » si votre but dans la vie est : « Je forme des entrepreneurs et des gens créatifs à prendre des décisions importantes, pour qu’ils puissent faire un super boulot. »

Faites cet exercice rapide et cette petite phrase deviendra votre phrase de présentation…

  Vous verrez, cette phrase de présentation vous servira de phrase d’accorche pour lancer la conversation car votre interlocuteur vous posera toujours la question : « Mais alors, comment donnez-vous des rêves aux enfants ? » « Comment aidez-vous les gens à être en forme ? » Vous pourrez alors leur répondre facilement en partageant votre objectif de vie. Puis, par la même occasion, vous pourrez leur expliquer, qu’avec ce simple exercice, ils peuvent aussi facilement trouver le leur 😉.
Faites connaissance avec Blandine Daveau, Coach-thérapeute, spécialisée dans la conduite du changement et l’amélioration des performances individuelles.

Faites connaissance avec Blandine Daveau, Coach-thérapeute, spécialisée dans la conduite du changement et l’amélioration des performances individuelles.

Coach-thérapeute, Blandine nous livre son témoignage sans langue de bois et nous partage ses méthodes de travail et les outils qu’elle utilise. Blandine a l’art d’user de métaphores pour nous expliquer son métier concrètement. C’est une amoureuse de l’humain, de l’individu. Elle parle de ses clients avec beaucoup d’empathie et de bienveillance et nous rappelle que la connaissance de soi est essentielle car plus on se connaît, plus on est libre dans sa vie.

Allez, je vous laisse découvrir ma conversation avec Blandine

Bonjour Blandine, parle nous de qui tu es.

Bonjour je m’appelle Blandine Daveau je suis coach-thérapeute. J’ai sorti un livre qui s’appelle “Fuck thérapie, la boite à outil pour une autopsie” (édition La Martinière) en 2016. Ce livre rassemble toutes les phrases qui m’ont sauvé la vie et qui participent aujourd’hui à changer la vie de mes clients. Ce livre rappelle la nécessité de vivre dans le plaisir et dans la joie pour aller vers soi, pour retrouver l’amour de soi.

Je suis actuellement en train de rédiger un second livre pour répondre à la problématique  “Comment aborder la sexualité plus simplement pour petits et grands”. J’ai une vraie passion pour l’écriture et je prévois même de continuer l’écriture d’un 3e ouvrage qui concernera le rapport à l’argent. 

Pourquoi avoir choisi le métier de coach ? Comment en arrive-t-on là ?

Je suis à la fois coach professionnel et coach personnel. Mes premiers pas dans le coaching ont été plutôt professionnels. C’était plutôt logique car j’étais auparavant Directrice de communication chez Bouygues Immobilier. Les premiers clients sont arrivés dans le prolongement naturel de mon métier car je faisais un peu de coaching sauvage chez Bouygues. Et cela s’est prolongé ensuite chez moi… j’exerce d’ailleurs toujours chez moi. Assez naturellement, je suis allée vers plus de coaching perso, même si les deux sont liés bien sûr. Quand on travaille sur le pro, on doit automatiquement faire une bascule pour jeter un œil vers le perso et vice versa.

Mais j’aime bien surtout la démarche personnelle. Souvent les coaching pro sont payés par les entreprises  et il faut qu’on leur fasse un feedback. Il y a donc moins de création de lien avec le client que lorsque c’est une démarche personnelle.

Comment as-tu opéré ce changement de carrière quand tu es passée de directrice de communication à coach ?

J’ai été en thérapie très longtemps. La psychologie m’intéressait énormément et je faisais une formation de psychothérapeute en parallèle de mon métier  de communicante. En revanche, au fur et à mesure que j’avançais dans ma formation de psychotérapeute, je me rendais compte que ce métier me renvoyait à une frustration. Il y avait encore beaucoup de dogmatisme, beaucoup de clivages. En tant que thérapeute, j’étais frustrée.

Pour expliquer cela à mes clients, je donne souvent l’image du nutritionniste. D’ailleurs, je les appelle des clients et pas des patients parce qu’ils ne sont pas malades ! Ils ont de l’ambition !  Bref, je leur donne souvent cette image : “Imaginez que vous allez chez un nutritionniste en disant : “j’ai envie de perdre 5 kg” et qu’il vous réponde “ok mais vous perdrez 5kg seulement une fois que l’on aura parlé pendant 2 ou 3 ans….”. Je trouve que ce n’est pas très satisfaisant comme réponse… Donc le coaching a été pour moi une évidence. 

 J’ai cependant été au bout de cette formation de psychothérapeute que j’ai validée. J’ai ensuite négocié mon départ  de Bouygues Immobilier qui a été suivi par un passage un peu à vide. A cette époque, je voulais monter des Salads bars. J’avais envie d’importer ce concept des Etats Unis car à ce moment là, il n’y avait pas Cojean, Jour…il n’y avait pas tout ça… En 2005, c’était l’arrivée de Starbucks en France et ils ont malheureusement pris tous les emplacements que je convoitais . Finalement, je me suis rendue compte que je n’avais pas assez d’argent pour monter cela et que ma vie n’était peut-être pas dans la salade… 😉

Je suis donc revenue à mes premiers amours évidents qu’était l’humain, le soin (mais sans cette notion d’être psychothérapeute, hein ! Ou pas que !) 

J’ai rencontré une personne qui m’a parlé de la thérapie intégrative. Cela veut dire que l’on a pas mal de cordes à son arc pour n’utiliser que celles qui fonctionnent en fonction de la personne que l’on a en face de nous. Donc suite à cela, j’ai intégré une formation que l’on appelle “intégration posturale”, c’est à dire qu’elle est basée sur de la psychologie par le corps, pour sortir les émotions du corps. J’ai fait également une brève formation de graphologue.

Suite à ces formations, je me suis mise une feuille blanche devant mon nez en me disant “qu’est ce que j’aime, qu’est ce que je n’aime pas et est-ce que cela donne une résultante qui est un métier ?” A la fin, le nom du métier était coach.

 En 2005, ce métier était encore méconnu et galvaudé. Ça l’est encore maintenant car on peut être coach de garde robe, coach de moquette… Le mot coach a l’origine pouvait même renvoyer à la notion de “fouetter”, ce n’était donc pas simple à vendre…

 Quand j’ai su que je souhaitais devenir coach, je me suis renseignée sur les formations qui pourraient être validantes relativement rapidement. J’ai intégré la formation internationale “ICI Coaching” de l’Institut de Coaching International, pendant 9 mois mémoire inclus. Elle formait à la PNL, Gestalt, etc. (formations que j’avais déjà faites) mais avec une approche très rapide, très concrète, très précise, et ça, cela me plaisait bien. Cette formation m’a permise d’acquérir ma boîte à outils. C’est également une formation de coaching reconnue au niveau européen, même si je me suis toujours dit que je ne coacherais pas dans une langue autre que ma langue maternelle car il y a trop de subtilité sémantique dans la démarche psychologique… A l’issue de cette formation, j’ai eu énormément de clients qui m’ont été apporté par la formation elle-même : d’autres formés m’envoyaient des gens recherchant des coachs situés en région parisienne. Grâce à cela, cela a marché assez vite.  Ce que mes clients ont apprécié c’est de pouvoir leur proposer, non pas un rétroplanning figé mais surtout du sur mesure (même si je pouvais évaluer le nombre de séance à peu près). Cela veut dire que l’on pouvait autant faire appel à du rêve éveillé de temps en temps pour lâcher prise, que de faire appelle à la PNL pour verbaliser, faire du questionnement.

As tu monté un cabinet ?

Oui j’ai créé mon cabinet (qui s’appelle MakeSens) chez moi. J’ai constaté que le fait d’exercer chez moi créait un lien plus rapide, que l’on n’était pas figé. D’ailleurs, depuis mon livre, les gens ne m’identifie pas trop sous “Makesens” mais plutôt sous mon nom Blandine Daveau.

Comment se déroule tes séances de coaching ?

Je compare souvent mon travail de coaching avec le métier de dentiste : “quand vous allez chez le dentiste pour soigner une dent en particulier, il ne va pas commencer par une autre dent pour atteindre la dent qui vous fait mal, non il commence par celle qui vous fait mal…” Donc ce qui est clair c’est que, quand un client vient me voir avec un objectif, il faut à peu près 3 mois à raison d’une fois par semaine pour atteindre cet objectif, (à raison d’une séance par semaine). On considère qu’il faut 3 mois pour changer un comportement, et au pire 6 mois selon la difficulté de l’objectif.

Je conseille une fréquence d’une fois par semaine pour un premier objectif le temps de mettre les outils “en muscle”.

Lors d’un coaching, je donne aussi des exercices (travaux) entre séances (à la maison). On écrit (beaucoup), on fait des exercices comportementaux et/ou cognitifs (entre séances). On écrit sur un (même) carnet pendant tout le coaching pour garder une trace. Plus on écrit, plus on avance, cela fait un carnet de voyage. Et de temps en temps, quand on a un passage à vide, on peut revenir en arrière et relire son carnet en se disant “ah non finalement c’est juste un coup de mou” ! 😉

Parle-nous de tes méthodes de Coaching ?

J’utilise plusieurs cordes et chaque corde va donner lieu à des outils que je donne (c’est la même chose pour un chirurgien qui choisit ses outils entre un scalpel ou un ciseau). Je mets à l’aise aussi mes clients (mon livre a d’ailleurs failli s’appeler “Même les dentistes ont des caries !”). Cela veut dire qu’il est hors de question de me présenter en Gourou. Comme dans la psychologie il y a trop facilement de transfert et ce n’est pas l’idée. 

Je parle aussi plutôt de cordes et pas de méthodes suite à l’expression “J’ai plusieurs cordes à mon arc”. Pour moi, l’humain n’a pas une seule recette pour l’accompagner.  Les cordes que j’utilise le plus sont l’intuition et l’empathie pour me diriger. On a tous ces cordes mais je les ai davantage travaillées que les autres. Quand quelqu’un rentre je peux évaluer déjà son état émotionnel et sur quel terrain on va aller. On a tous cette compétence mais il faut la cultiver et se faire confiance. Ma formation de coach m’a apporté également les outils comme la visualisation positive, la PNL… J’utilise tous ces outils par touches. Par exemple, j’utilise des outils de sophrologie mais je ne suis pas sophrologue. Je ne fais pas non plus d’hypnose ni d’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) ; cela a un impact trop important sur les personnes et on ne peut pas les utiliser “à la sauvage”. 

Qui as-tu l’habitude d’accompagner et pour quels types de problématiques viennent-ils ?

 Mes clients ne viennent que par bouche à oreille… ce qui crée des familles de clients avec leurs particularismes.

La chance que j’ai dans mon métier, c’est que je ne travaille pas qu’avec des femmes ou qu’avec des hommes, j’ai les 2. Mon client le plus jeune actuellement a 14 ans et le plus vieux a 71 ans.

J’ai aussi beaucoup de problématique de reconversion. J’ai d’ailleurs fait une conférence au mois de mai 2019 sur ce sujet . La reconversion vient aussi souvent avec un niveau d’âge qui correspond à une période que l’on appelle la “middle life crisis”. Cela ne correspond pas vraiment à une crise en soi mais plus à une période de questionnements lié à cette période.

Par contre, je ne prends pas de clients avant 10 ans car cela correspond plutôt à de la pédopsychologie. Mais après, j’accompagne l’individu quelque soit son âge. J’ai également accompagné des couples. Je n’ai pas de restriction. J’aime tellement l’humain, l’individu et je crois tellement en la vie !!!!  En revanche, je ne me serais pas lancée dans mes 5 premières années à prendre des enfants, à prendre des couples, à prendre des amis.

Maintenant, avec la pratique, je peux travailler avec une personne que je connais, un ou une amie si on respecte un cadre bien défini.. On a un objectif, il doit se réaliser et tu dois bosser”. Par contre ce qui est vrai, c’est pour tout le monde pareil, je n’ai pas de baguette magique.

Je ne fais pas de coaching d’équipe chez moi, pas de teambuilding car je me concentre sur individualité.

Je peux avoir jusqu’à 6 séances par jour soit environ 20 clients par semaine. Cela demande de la ressource car on doit se brancher sur l’autre mais si les séances se passent bien cela me donne des ailes. Je m’interdis de prendre plus de 6 personnes par jour, je travaille surtout pendant les périodes de repas et je finis au maximum à 21h le soir. 

Je prends des expatriés par skype en visio avec langue française obligatoire et cela marche très bien, même s’il y a un décalage horaire. J’étais très étonnée au départ car plutôt rétive au coaching à distance. 

On nous avait dit, toujours par dogmatisme, qu’il faut toujours voir les personnes au moins la première fois en vrai. Mais les technologies modernes nous permettent quand même de créer un lien superbe. On ressent des choses et si on a envie de créer le lien on y arrive.

Ce que je demande simplement à mes clients c’est d’être seul, et dans un environnement dans lequel on ne peut pas être dérangé  (pas dans un café ou un lieu de passage). Ça doit être forcément dans de l’intime, clos, sans passage et seul. Ma pratique à distance par Skype ou autre est la même, c’est à dire que l’on a toujours un carnet de route, on prend toujours des notes, mon client, comme moi. 

Je fais aussi du SAV, les personnes hors séances qui ont des difficultés peuvent me contacter, pour avoir un soutien émotionnel dans une période difficile ou sur un exercice en particulier pour avoir une petite piqûre de rappel s’il le faut entre deux séances.

J’estime que l’accompagnement c’est de ne pas être lâché dans le grand bain et d’apprendre à nager tout seul. Mes clients me contactent par texto et je les rappelle ou leur répond par écrit  Ils savent qu’ils ne sont pas seuls. S’ils échouent, j’échoue aussi. Sur ma carte de visite il n’y a pas marqué “coach” mais “partenaire de vos réussites”. Je ne parle pas en théorie car quand on passe le pas de ma porte, il y a zéro jugement, de soi et de moi.

Et que penses-tu du terme “coach” qui est un peu galvaudé comme tu le dis ?

Le coaching vient du sport et forcément cela nécessite un entraînement. Le coaching a la base vient du golf, c’est un coaching mental et ça, c’est très important. C’est important de s’appuyer sur son mental et de savoir que l’on peut tout dépasser. Mais après je n’aime pas trop le terme car il est tellement mal usité, et puis c’est un terme anglais et moi j’aime bien les termes français donc je préfère “Partenaire” ou “coach Thérapeute” et c’est pourquoi c’est ce qui est inscrit sur ma carte de visite. Au moins cela peut créer un questionnement même si l’on voit tout de suite que je ne suis pas coach sportif !! 😄

Quels sont tes apprentissages grâce au coaching ? Qu’aimes-tu dans le métier de coach ?

Le métier doit s’apprivoiser . Si on n’est pas empathique, si on n’est pas dans l’écoute active et la reformulation, on va avoir du mal. On ne peut pas faire que parler, on ne peut pas faire qu’écouter. On ne peut pas faire ce métier si on n’aime pas les autres.

J’aime bien dire que “je n’aime pas les gens (car je suis agoraphobe), en revanche, je suis profondément amoureuse de l’individu.” Et ce métier, on ne peut pas le faire autrement. On ne peut pas le faire non plus si on a des opinions arrêtées, des jugements de valeurs. Il faut avoir des valeurs mais pas des principes. Il faut avoir des limites mais pas de rigidité .

Je ne prends pas en coaching des personnes qui font du mal aux autres (je prends des gens qui SE font du mal OUI, car ça, cela peut changer)

 

J’ai appris que l’on pouvait se sauver de tout. Plus on s’en donne la possibilité, plus la résilience est courte. On apprend à se relever. Plus on tombe, plus on se relève vite malgré les difficultés de la vie.

La connaissance de soi est essentielle. Plus on se connaît, plus on est fluide et libre dans sa vie.

Je ne “gouroutise” pas. Il y a eu des grandes vagues de coachs comme comme des David Laroche ou Tony Robbins (des grands gourous sur Internet), et cela me fait plutôt une peur bleue. En termes de revenus, mon banquier préfèrerait, ça c’est sûr ! Mais c’est typiquement l’inverse de ce que je pourrais pratiquer. Je trouve la « grande messe » à l’américaine assez odieuse car ce n’est pas possible de traiter l’individu de cette façon là. Surtout qu’en plus, ils se prennent pour Dieu et ça, c’est insupportable ! 

Ma politique est “je ne suis pas différente de vous”. Un dentiste peut avoir des caries mais lui,  il est expert dans l’art de vous soigner. Et il ira voir quelqu’un pour se faire soigner. De mon côté, je vais toujours voir quelqu’un de façon ponctuelle.

As-tu des projets en tant que coach ? Comment vois-tu la suite ?

Mes projets sont de multiplier les vidéos sur ma chaîne sur Youtube (la prochaine vidéo à la rentrée sera sur les pouvoirs) et l’écriture de mon 2e livre.

Grâce à cette médiatisation et cette visibilité, j’aimerais populariser des outils, les rendre abordables. Il n’y a pas de réussite sans échec, c’est d’ailleurs un des sujets que j’aborde dans l’une des vidéos que j’ai faite. Dans notre société, on a trop peur d’échouer alors que dans la société anglosaxonne, il faut justement avoir échoué pour pouvoir avancer. Cela nous changerait un peu la vie !

 

Comment faire si on veut travailler avec toi ?

On peut aller voir mon site web ou me contacter par mon téléphone portable. Et le plus simple est de me laisser un message par texto au 06 22 27 37 17.

 

Merci infiniment Blandine pour ton témoignage si sincère et inspirant !