Comment trouver un mentor pour réussir dans son job ?

Comment trouver un mentor pour réussir dans son job ?

Vous souhaitez gagner en confiance, évoluer dans votre carrière ou acquérir de nouvelles compétences ? Un mentor professionnel pourrait être exactement ce qu’il vous faut. 

Cette semaine, j’ai rencontré Marisa, journaliste dans un magazine féminin à Paris. Elle nous raconte comment elle a trouvé le sien, comment cela a boosté son évolution professionnelle et nous confie quelques conseils pour trouver le nôtre !

Bonjour Marisa, raconte nous pourquoi et comment tu rencontré ton mentor ? 

“Je n’ai jamais été vraiment timide pour aborder les gens. Lorsque j’utilisais des applications de rencontre, je n’avais pas de mal à demander aux hommes de sortir avec moi. 

Par contre, lorsqu’il a fallu que je demande à Jeanne, 49 ans, d’être mon mentor, je n’en menais pas bien large…

Nous nous sommes rencontrées par hasard lors d’une interview pour un reportage que je réalisais. Ce jour-là, comme tant d’autres à cette époque, j’étais surmenée, stressée, fatiguée et j’ai même failli annuler quelques heures avant.

Quand je repense à cette première rencontre, je la décris souvent comme un premier rendez-vous de comédie romantique : c’était une rencontre fortuite, nous étions passionnées par les mêmes choses et nous aurions pu parler pendant des heures. 

Mon interview devait traiter des nouveaux modes de travail en “flex office”, mais en fait, nous avons surtout parlé de beaucoup d’autres choses, mais pas de ce sujet !

Bref, nous nous sommes comprises et nous avons eu un véritable coup de foudre amical. »

Comment rencontrer son mentor

« Nous nous sommes séparées et, pendant encore quelques mois, j’ai persévéré dans un travail exigeant auquel je me donnais à 150%. 

Mon entreprise était en pleine croissance et en pleine mutation. Je me sentais prête pour évoluer, monter les échelons, mais je ne savais pas du tout comment m’y prendre.

Un jour ma responsable RH, à qui j’avais parlé de mes projets d’évolution et de ma frustration, m’a demandé :  « Avez-vous déjà pensé à consulter un mentor ? ».

J’y avais bien déjà pensé, mais où le trouver ? Le démarcher dans la rue ? Le traquer sur les réseaux sociaux ?  Il n’existait pas d’application de rencontres pour ça ! Je savais que j’avais besoin de conseils et de soutien, mais je ne savais absolument pas où trouver cette personne. 

Après cette conversation avec ma RH, je suis retournée à mon bureau, et là, comme si le destin me souriait, Jeanne venait de commenter un de mes posts sur mon profil Linkedin. C’était un signe : Je devais lui demander d’être mon mentor.

En fixant mon ordinateur portable et le curseur clignotant sur mon nouveau mail vierge, cela n’aurait pas été pire si j’avais dû lui demander un RDV galant !  Ce n’était pas seulement la fierté qui était en jeu, mais aussi ma crédibilité professionnelle. 

Pourquoi cette femme si intelligente m’accorderait elle un peu de son précieux temps ? Et qu’obtiendrait elle en retour ? 

J’étais si désespérée que j’ai du écrire un email aussi désespéré que moi ;-). Cela ressemblait à peu près à ça  : « Chère Jeanne, je vous adore. Voudriez-vous être mon mentor ? Nous pourrions peut être prendre un petit déjeuner une fois de temps en temps (ou autre chose si cela vous arrange mieux…). Evidemment, vous n’êtes pas du tout obligée d’accepter étant donné que vous devez déjà être drôlement occupée…”

À mon grand étonnement, Jeanne a répondu qu’elle serait ravie que l’on se rencontre. Elle me proposait de la rejoindre le lendemain matin à 8h pour prendre un café ensemble avant sa journée de travail. Je me souviens également très clairement d’une des premières choses qu’elle m’a confiées :

« Marisa, il y a deux types de femmes dans ce monde : celles qui aident les autres femmes et celles qui ne les aident pas ».

 J’ai tout de suite su clairement dans quel camp elle se trouvait ! »

Et que s’est il passé après cette première rencontre ?

« Nous avons continué ensuite à nous rencontrer régulièrement.

Elle avait un parcours complètement différent du mien : j’avais délibérément cherché un mentor qui était étranger à mon secteur d’activité pour qu’il puisse prendre du recul sur les médias le métier du journalisme. Je souhaitais qu’il m’offre une vision claire, non polluée par la politique et l’ego du journalisme. 

Je voulais aussi que Jeanne puisse m’aider à développer mes “soft skills” : développer ma confiance, construire ma propre identité et l’affirmer, être plus à l’aise en négociation, m’aider à développer mon réseau et savoir comment provoquer et saisir les opportunités. 

Son expertise en marketing était reconnue. Très bonne communicante, elle débordait d’énergie, d’idées et était très intuitive.  En plus de cela, nous nous entendions à merveille et adorions parler politique autour d’un bon verre de vin. J’avais trouvé ma perle !  » 

 

Rencontrer son mentor autour d'un café

Au cours des deux ans de mentoring, Jeanne m’a aidée dans tous les domaines : qu’il s’agisse d’opportunités à saisir ou pas, de répondre à un e-mail, de voir le potentiel de certaines personnes… Elle a transformé mes idées, mes pensées et mes espoirs en plan d’actions. Elle m’a donné des conseils sur la manière de gérer les personnes ou les circonstances difficiles. Et surtout, elle a toujours été là pour moi : un email de soutien, un appel téléphonique, une recommandation d’article à lire… 

En deux ans, Jeanne est devenue une amie. L’avoir à mes côtés a fait une grande différence. Grâce à Jeanne, j’ai trouvé le courage de me mettre à mon compte. Grâce à Jeanne, j’ai un plan d’actions et une stratégie pour l’année qui vient. Grâce à Jeanne, j’ai pris du recul sur des expériences difficiles et je m’efforce de faire les choses différemment. Je sais que grâce à elle, je m’éparpille moins, je pense de manière plus stratégique et, en fin de compte, je suis plus performante. 

« Trouver un mentor n’est certainement pas facile, mais vous n’en aurez certainement jamais si vous ne demandez pas »

C’est vraiment ce que j’ai appris auprès de Jeanne. Alors, prenez une grande respiration… et cliquez sur “envoyer”.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaitent trouver eux aussi leur mentor ?

  • Sachez ce que vous cherchez : souhaitez-vous quelqu’un qui a la même expérience que vous ou un point de vue différent ? Avez-vous besoin d’aide pour acquérir des compétences spécifiques liées à votre secteur ou avez-vous besoin de conseils sur des questions plus générales comme l’organisation ou la confiance ?
  • Faites des recherches : LinkedIn et Twitter sont d’excellents endroits pour en savoir plus sur vos mentors potentiels.
  • Réfléchissez aux raisons pour lesquelles cette personne ferait un bon mentor pour vous.
  • N’en demandez pas trop. Si vous ne les connaissez pas encore bien, proposez un café pour voir si vous vous entendez bien et si vous êtes sur la même longueur d’onde.
  • Si vous êtes sur la même longueur d’onde, n’hésitez plus : même si demander un RDV à un homme ou une femme inspirant(e) peut être très stressant, il y a de fortes chances pour qu’il ou elle vous réponde honnêtement et gentiment, si ils sont  aussi inspirants que vous le pensez !

 

Et que nous conseillerais-tu pour entrer facilement en contact avec un mentor par e-mail ?

 

  • Soyez bref :  ils n’ont pas besoin de connaître votre histoire à ce stade
  • Pas à pas, dans un premier temps, dites-leur que vous cherchez un mentor et demandez leur s’ils sont ouverts à un premier café sans engagement.
  • Si vous avez déjà établi un premier contact, soyez audacieux : « Je cherche un mentor qui me rencontrera toutes les six à huit semaines pour discuter des problèmes que j’ai avec mon travail et je pense que vos conseils pourraient être précieux. Seriez-vous prêt à y réfléchir ? »
  • En quelques phrases concises, faites-leur savoir pourquoi vous les avez choisis. Est-ce grâce à leur expérience ? Leurs réseaux ? Etes-vous fan de leur travail ?
  • Soyez conciliant et rencontrez-les en fonction de leurs contraintes. Peut-être qu’une brève conversation par Skype est plus facile pour une première rencontre ? Montrez que vous êtes prêt à faire tout pour que vos rencontres soient simples à organiser.
  • Soyez aimable. Ils ne vous doivent rien. Une phrase expliquant que vous comprendrez sans problème s’ils ne veulent ou ne peuvent pas assumer votre demande est une bonne façon de terminer.

Merci Marisa pour ton partage d’expérience et tes supers conseils ! 

Je dois filer, j’ai des futurs mentors à contacter… 😋

CELA POURRAIT VOUS PLAIRE…

CHANGEMENT DE CARRIÈRE : Pourquoi et comment changer au début de la trentaine ?

CHANGEMENT DE CARRIÈRE : Pourquoi et comment changer au début de la trentaine ?

Vous pensez à changer de carrière ?

Que vous souhaitiez changer de voie, avoir des conseils pour créer votre propre entreprise ou trouver un nouvel emploi … Suivez le guide !

Imaginons ensemble…

Vous êtes à un carrefour appelé « début de la trentaine », et vous devez prendre des décisions cruciales dans votre vie…

L’enthousiasme pour le métier que vous aviez choisi quand vous aviez 2 ans a diminué, ou vous avez acquis suffisamment d’expérience pour vous arrêter et réfléchir.

Vous vous interrogez : « est-ce vraiment le métier qui me correspond ? »

Nous nous retrouvons souvent dans un emploi que nous avons choisi par raison. Arrivé à la trentaine, nous nous rendons compte que nous avons d’autres talents et d’autres passions. 

Nous avons également une certaine expérience, nous sommes donc dans une position idéale pour évaluer ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas dans notre carrière. C’est une période où nous commençons vraiment à nous connaître.

Une étude réalisée en 2018 a révélé que seuls 8% des français se déclarent heureux d’aller travailler chaque matin.  Le marché du travail est en pleine mutation. Le  rapport Dell pour l’institut du future annonce que 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore et que les Millenials changeront jusqu’à 10 fois de job au cours de leur carrière. 

L’idée d’entreprendre une seconde carrière, et même à la trentaine, est donc plus pertinente que jamais.

Comment effectuer un changement de carrière au début de la trentaine ?

Comment dépasser nos peurs pour ceux qui craignent de repartir à zéro ?

Après une petite étude bibliographique, j’ai regroupé ci-dessous des témoignages d’experts en carrière et des clients coachés qui ont passé le pas. Ils vous expliquent pourquoi et comment effectuer un changement de carrière au début de la trentaine.

1- Changement de carrière : pourquoi devrais-je le faire ?

Comment changer de carrière à la trentaine ?

Diversifiez vos compétences 

Il est important de rester vigilant sur le plan professionnel.

Un rapport du CBRE estime que plus de 50 % des emplois actuels seront remplacés par d’autres à mesure que la technologie croissante et l’intelligence artificielle transformeront nos lieux de travail au cours des prochaines années. Être polyvalent va être une stratégie clé pour la survie de la carrière. 

Sortir du lot

Avec un nombre croissant de personnes qui fréquentent l’université, les diplômes ne sont plus un grand avantage. Mais l’expérience, l’apprentissage et le développement en sont un. Avoir une carrière diversifiée montre l’initiative et le courage de prendre des risques et d’entreprendre de nouvelles choses. Ce qui n’est pas le cas d’une trajectoire professionnelle linéaire, et les employeurs apprécient cela.

Découvrez ce qui vous motive

Les employeurs ne s’intéressent pas seulement à ce que nous faisons, mais aussi à la raison pour laquelle nous faisons ce que nous faisons. 

Un changement de carrière nous incite à examiner ce qui nous motive et nous anime. 

“A mes 20 ans, je souhaitais surtout trouver un emploi bien payé. Mais maintenant, à 36 ans, l’important est surtout de me sentir utile et de trouver un sens à ce que je fais. Huit heures par jour, c’est long pour faire quelque chose qui ne vous fait plus vibrer…” explique Julien, un client coaché qui vient de quitter un emploi stable et bien payé dans un grand groupe pour se mettre en freelance.

 

Donner une nouvelle perspective

Les candidats issus de différents milieux professionnels peuvent souvent apporter des perspectives et des idées nouvelles. Notamment lorsqu’ils se trouvent dans un domaine où l’entreprise souhaite se renouveler. Ils peuvent mener des projets d’innovation qui correspondent totalement aux besoins de l’entreprise.

 

Augmentez votre expérience

« Les emplois ne sont plus à vie et les gens se déplacent beaucoup plus qu’avant », explique Alice, qui a quitté son emploi d’avocate à 29 ans pour créer un cabinet de chasseurs de têtes. 

“Vous pouvez être stressés à l’idée de devoir expliquer les raisons de votre changement à vos clients ou vos employés. Mais si vous leur expliquez clairement votre raisonnement, ils n’y verront que des avantages car ils pourront bénéficier de l’étendue de vos connaissances et de votre expérience ainsi que les compétences élargies que vous apportez à ce poste ».

Il y a des carrières où un parcours professionnel et une expérience de vie plus diversifiés sont définitivement un atout. Par exemple, les fonctions d’encadrement, de conseil, d’enseignement et de défense des droits. Une carrière antérieure dans le monde des affaires renforcera votre crédibilité plutôt que de l’affaiblir.

 

Tirer le meilleur parti des années à venir

« A 30 ans, il vous reste généralement 35 ans de carrière et vous vous devez d’être heureux », explique Jane Sunley, dans son guide de la réussite professionnelle « It’s Never OK To Kiss The Interviewer ».

Nous avons tendance à passer une grande partie de nos premières années à écouter les conseils et les orientations des autres. Cela peut éroder nos propres ambitions. C’est le moment de réfléchir à ce que vous voulez vraiment, pour ne pas avoir de regrets comme « et si j’avais… » en regardant derrière vous.

2- Changement de carrière : comment faire ?

Changement de carrière : comment faire ?

Trouvez ce que vous voulez

« Les gens sont tellement attachés à l’endroit où ils se trouvent qu’ils en oublient où ils vont », dit Blandine, coach carrière en reconversion. « Je demande à mes clients de faire la liste de leurs valeurs professionnelles et souvent, celles qui sont les plus importantes pour eux (des choses comme la confiance et le respect) se perdent au fond”.

Il faut s’arrêter et se demander ce qui me rend vraiment heureux, ce qui est important et comment l’obtenir. Une fois que vous avez identifié ce problème et que vous l’avez séparé des opinions ou des aspirations des autres, ou des inquiétudes concernant la sécurité ou l’argent, vous avez fait votre premier pas. Vous devez d’abord penser à ce que vous AIMEZ faire. Découvrez ce qui vous rend assez enthousiaste et passionné pour y consacrer toute votre énergie. 

 

Créez une stratégie autour de vos compétences transférables

« La passion et l’enthousiasme sont les moteurs initiaux de votre décision, mais au-delà de cela, vous devez penser de manière pratique », explique encore Blandine. « Réfléchissez à ce que vous avez exactement à offrir et qui pourrait vous recruter dans ce nouveau secteur d’activité. 

« Vous devez également réfléchir au temps qu’il vous faudra pour changer de carrière et aux compromis financiers que vous devrez faire, si c’est nécessaire. Ensuite, il faudra garder le cap pour que cela se réalise ».

Les compétences transférables sont la clé de ce type de changement de carrière. De nombreux ensembles de compétences sont pertinents d’un domaine à l’autre. Par exemple, une expérience dans la vente peut être utile à un rôle de collecte de fonds pour une organisation caritative. De nombreuses personnes recrutent en fonction de leur attitude et forment en fonction de leurs compétences. Vous devez donc être capable de persuader un employeur que vous avez ce potentiel et que vos antécédents fonctionnent, même sans expérience directe. Faites bien vos recherches et présentez des références.

Pouvez-vous lier vos compétences actuelles avec celles que vous souhaiteriez développer ? Par exemple, si vous êtes un professionnel dans la finance mais que vous aimez les rapports humains et aider les gens à développer leur potentiel, vous pouvez vous recycler en consultant business pour des clients dans ce domaine d’expertise ! Vos clients apprécieront que vous compreniez leur environnement et que vous connaissiez les véritables problèmes et défis auxquels ils sont confrontés.

 

Élargissez votre répertoire grâce à une formation adaptée

Découvrez ce que vous devriez faire pour avoir toutes les chances d’être recruté pour ce nouveau poste. Cela peut impliquer une formation complémentaire, une expérience de travail non rémunérée, un remaniement de votre CV ou d’un poste “tremplin” pour faire évoluer votre carrière dans la bonne direction. Il peut s’agir de travailler en freelance à côté de son job ou de s’inscrire à un cours tout en continuant à travailler.

Il peut être difficile au début de faire les deux en même temps, mais cela permet de conserver la sécurité financière tout en travaillant dans un endroit familier. Et psychologiquement, cela rend le changement plus facile.

 

Faites des recherches et trouvez un mentor

Établissez des relations avec les personnes qui réussissent dans ce secteur et demandez leur avis. Ils vous parleront des formations et des expériences à acquérir pour vous démarquer.

Parlez au plus grand nombre de personnes possible. Travaillez votre réseau.

Demandez conseils à toutes les personnes qui ont fait un saut de carrière similaire pour échanger et être épaulé. 

Si vous pouvez trouver un mentor dans votre futur domaine d’activité, c’est encore mieux !  Trouvez quelqu’un que vous admirez, et approchez-le pour qu’il soit votre mentor. Vous serez étonnés, les gens sont souvent très désireux d’aider et de partager leurs conseils avec ceux qui cherchent à se donner un coup de pouce. Et c’est un excellent moyen de trouver son chemin vers quelque chose qui a déjà fonctionné pour quelqu’un d’autre.

 

Prenez votre temps

L’important est de planifier votre transition de carrière. Cela ne se fera pas du jour au lendemain.

Il est essentiel de ne pas se précipiter si vous voulez que votre carrière décolle. Oui, il s’agit de prendre un risque, mais vous devez éviter toute retombée en mettant en place une stratégie qui couvre exactement la manière dont vous allez gérer votre transition : de la gestion de vos finances à l’acquisition de l’expertise adéquate et au-delà. 

3- FAQ sur le changement de carrière et les préoccupations

FAQ sur le changement de carrière et les préoccupations

« J’ai peur de recommencer à zéro »

« Le courage est la clé », dit Isabelle, consultante en gestion de carrière à l’APEC. « J’ai conseillé des centaines de clients qui ont changé de carrière au fil des années – soit par choix, soit à cause d’un licenciement – et ils ne l’ont jamais regretté. Même si leur nouvel emploi n’a pas fonctionné, ils sont passés à autre chose ou ont essayé autre chose. Je dis toujours : « Quelle est la pire chose qui puisse arriver ? Personne ne va mourir ». Vous ne le saurez pas tant que vous n’aurez pas essayé, et il n’y a rien de pire que de vivre avec ce regret ».

« Explorez vraiment ce qui vous fait peur et demandez-vous s’il y a quelque chose que vous pouvez faire pour diminuer vos craintes », conseille Isabelle. “Allez de l’avant avec confiance, mais n’ignorez pas vos inquiétudes ou préoccupations car il y a toujours un moyen de trouver une solution.”

 

« Je m’inquiète du risque financier »

« Si vous souhaitez vous reconvertir complètement dans un nouveau domaine, vous risquez de voir vos revenus baisser, du moins au début », explique encore Isabelle. « Si vous avez besoin de protéger votre niveau de vie, il vaut mieux trouver un entre-deux au départ, quitte à commencer votre nouveau métier en “side project”.

Revoyez également votre budget et estimez vraiment ce dont vous avez besoin pour vivre. « Pour la plupart d’entre nous, c’est moins que ce que nous pensons. Une de mes clientes s’est rendu compte qu’elle pouvait se débrouiller en diminuant son budget restaurant et budget shopping, cela lui a donné le courage d’aller de l’avant.” ajoute Isabelle.

Si vous vous mettez à votre compte ou si vous créez votre propre entreprise, assurez-vous d’avoir suffisamment de trésorerie pour vous permettre de traverser la période initiale de création.

« Comment cela affectera-t-il ma famille et mes proches ? »

Il s’agit de prendre un risque calculé. Ne vous précipitez pas, et ce n’est probablement pas une bonne idée si vous êtes le seul à subvenir aux besoins d’une famille nombreuse.

Si vous êtes avec un partenaire, c’est rarement une bonne idée de changer de carrière tous les deux en même temps. Si l’un des deux a un emploi stable, l’autre personne pourra être libre d’essayer de nouvelles choses, puis, lorsqu’elle sera bien installée, l’autre pourra se lancer également.

Si vous avez pour projet de fonder une famille et que vous envisagez de devenir freelance, priorisez votre famille. Les allocations de congés maternité sont bien plus avantageux en tant que salarié et votre situation financière sera plus stable tant que vos enfants seront petits. Mais c’est aussi un bon moment pour vous reconvertir, commencer une formation…

 

« Est-ce que je le fais pour les bonnes raisons ? »

Parfois, nous voulons changer de carrière parce que nous avons eu une mauvaise expérience dans notre emploi précédent et nous pensons qu’une nouvelle orientation de carrière sera un bon moyen de mettre de la distance avec notre expérience précédente. Cependant, il peut s’agir d’une réaction excessive et nous pouvons parfaitement nous épanouir dans quelque chose de similaire mais dans une nouvelle organisation où nous serons mieux traités.

 

« Quelle est la plus grosse erreur que je puisse faire ? »

Le piège le plus courant est que vous ne fassiez pas assez de recherches sur le nouvel emploi visé et que vous ne soyez pas assez réaliste quant à vos chances d’être embauché dans ce nouveau métier. Vous devez vous assurer que c’est une option viable avant de vous lancer dans un changement de carrière.

Il s’agit de mettre en place les éléments essentiels. Pensez à l’ensemble et à l’impact spécifique que le changement aura sur votre carrière, vos finances et vos proches.

Un changement de carrière est pertinent à n’importe quel âge quand nous ne nous sentons plus à notre place au travail. Et cela même quand on vient juste de commencer notre carrière !

Il faut savoir se poser les bonnes questions et bien se connaitre pour trouver un emploi aligné avec nos valeurs.

Mais quand on est bien accompagné et guidé par le bon coach carrière, tout cela devient beaucoup plus facile, et sans stress.

Si vous souhaitez aller plus loin, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous découverte gratuit pour que nous fassions ensemble le diagnostic de votre situation afin de vous orienter vers LE bon coach professionnel qui vous correspond !

CELA POURRAIT VOUS PLAIRE…

Faites connaissance avec Elena Chesneau, psychologue du travail, spécialisée dans l’accompagnement à la transition professionnelle

Elena a 32 ans et vit à Lorient. Je l’ai rencontré via notre formation chez Livementor et elle a tout de suite été partante pour venir partager son expérience ici en tant que psychologue du travail. Eléna est pétillante, dynamique et nous parle de son métier avec passion. C’est simple, dès qu’on la rencontre, on a envie qu’elle nous guide dans l’évolution de notre carrière !

PERFECTIONNISME : Pourquoi est-ce négatif pour notre carrière ?

PERFECTIONNISME : Pourquoi est-ce négatif pour notre carrière ?

Notre dévouement à la perfection a souvent été récompensé par de bonnes notes à l’école. Oui, mais dans le monde réel, malheureusement, cela ne fonctionne plus comme ça…. 

Dans le monde professionnel, ce n’est pas un secret :  les femmes sont souvent désavantagées. Non seulement nous devons faire face à l’écart de rémunération entre les sexes, mais des études montrent également que les chances de promotion des femmes sont beaucoup plus faibles que celles de nos collègues masculins. 

Si l’on ajoute à cela le fait que nous sommes beaucoup moins susceptibles de demander une augmentation à nos employeurs que les hommes, cela n’augure rien de bon pour nos évolutions de carrières… 

Les recherches montrent que beaucoup de femmes sous-estiment leur propre intelligence par rapport aux hommes, et peu se considèrent plus intelligentes que leur entourage (bien sûr, il n’y a aucune preuve à l’appui !) 

Des études ont également montré que nous avons une bien plus faible estime de nous-mêmes que les hommes et que nous avons moins confiance en nos capacités. Un rapport a d’ailleurs révélé que les hommes postulent à un emploi ou à une promotion lorsqu’ils ne remplissent que 60 % des qualifications, alors que les femmes ne postulent que si elles en remplissent 100 %…

D’où vient donc ce manque de confiance ?

d'où vient ce manque de confiance ?

Dans le TED Talk “Apprenez aux filles à être courageuses et pas à être parfaites”, qui a attiré plus de 5 millions de vues à ce jour, Reshma Saujuani,  l’auteur de “Brave, Not Perfect” et fondatrice de “Girls Who Code”, affirme que la réponse réside dans la manière dont les filles sont élevées et socialisées pour aspirer à la perfection, alors que les garçons apprennent à être courageux.

« La plupart des filles apprennent à éviter les risques et les échecs », déclare Saujuani. 

« On nous apprend à sourire, à ne pas prendre de risques, à avoir des “A”. 

Les garçons, en revanche, apprennent à jouer à la dure, à se balancer en hauteur, à ramper jusqu’au sommet des barres de singe et à sauter la tête la première ».

Ces stéréotypes sexuels peuvent sembler dépassés, mais malheureusement, ils continuent à faire leur apparition dans nos cours de récréation et dans nos salles de classe. Des études ont montré que les filles sont beaucoup plus susceptibles de renoncer à une tâche qu’elles trouvent difficile, alors que les garçons acceptent d’avantages les défis, étant habitués à prendre des risques. On leur apprend à ne pas craindre l’échec, mais à l’accepter comme un moyen de s’améliorer, alors que les filles préfèrent éviter complètement le risque de se tromper si elles ne sont pas sûres de pouvoir le faire parfaitement.

Il est de plus en plus fréquent que les filles de 7 ans à peine renoncent à des activités sportives par peur d’être jugées ou par manque de confiance en elles. Les filles sont également beaucoup moins enclines à suivre des cours scientifiques, comme la physique ou les mathématiques. Les réponses étant soient vraies ou fausses, elles hésitent à lever la main en classe de peur d’être gênées en cas de mauvaise réponse. 

Pourquoi les petites filles ont-elles besoin qu’on leur rappelle leur propre génie ?

Ce souci de perfection peut être récompensé par de bonnes notes à l’école (les filles surpassent d’ailleurs régulièrement les garçons aux examens depuis un certain temps) mais cela ne semble pas nous servir dans le monde réel. 

Notre faible estime de nous pourrait être à l’origine de notre hésitation à sortir de notre zone de confort et à risquer d’essayer des choses auxquelles nous n’excellons peut-être pas. En outre, nous nous préoccupons généralement beaucoup plus du jugement de ceux qui nous entourent. Qu’il s’agisse de se taire lors de réunions par crainte de passer pour une « dirigeantes » ou d’éviter de se montrer arrogantes devant leurs collègues, les femmes laissent davantage passer les occasions de faire leurs preuves, de peur d’échouer, d’être embarrassées ou de ne pas être appréciées. 

Si le perfectionnisme nous empêche de travailler, comment faire pour se débarrasser de cette habitude ancrée depuis notre enfance ?

apprendre à être courageuses, plutôt que d'être parfaites

Selon Saujani, nous devons commencer à apprendre à être courageuses, plutôt que de nous efforcer d’être parfaites. « La bravoure est un muscle », dit-elle. « Nous devons l’exercer. Nous devons nous entraîner à faire des choses dans lesquelles nous ne sommes pas à l’aise. Nous devons nous exercer à l’imperfection ».

Qu’il s’agisse de prendre la parole lorsque vous pensez qu’un collègue a tort, de vous porter volontaire pour diriger un projet qui n’est pas dans votre domaine de compétence ou de vous engager dans un changement total de carrière, il pourrait être utile d’envisager de vous lancer dans cette aventure plutôt que de vous inquiéter de ne pas être la meilleure personne pour le faire. 

Comme dit l’adage : « Qui ne tente rien, n’a rien”.

Et si être courageuse en prenant quelques risques vous menait vers une grande carrière ?

CELA POURRAIT VOUS PLAIRE…

10 podcasts motivants pour le développement de votre vie professionnelle

10 podcasts motivants pour le développement de votre vie professionnelle

Que vous ayez besoin de vous divertir, de trouver des clés pour améliorer votre quotidien professionnel  ou de vous inspirer, il existe désormais des milliers de podcasts pour vous tenir compagnie à la maison. Découvrez vite la liste de mes 10 podcasts préférés pour booster le développement de ma vie professionnelle !

Après presque deux mois de confinement, nous ne savons plus quoi choisir comme nouvelle série sur Netflix et nous avons fait le tour de tous les replays de nos émissions préférées…  

Si vous cherchez désespérément un peu de nouveautés et que vous mourrez d’envie de vous éloigner de la télévision, j’ai les podcasts qu’il vous faut !

 Ne sous-estimez pas l’apaisement du divertissement audio. Se réserver du temps pour écouter un podcast pourrait être l’antidote à la fatigue après une journée passée sur un écran…

 Oui mais… vous vous perdez dans la multitude de choix et de nouveaux podcasts qui sortent tous les jours ? Vous n’êtes pas bien sûr de savoir quoi rechercher ? 

Je vous propose cette semaine 10 podcasts pour vous inspirer, faire le point sur votre vie professionnelle, apprendre de nouvelles compétences, rêver à un nouveau métier, ou vous inspirer de personnes ayant un parcours hors du commun.

 

Podcast Vécus

1- “VÉCUS” :

Ecouter « Vécus »

Parce qu’on a tous « nos petits problèmes », comme le rappelle le Jingle en fin de podcast, les témoignages & conseils du podcast « Vécus » amènent à les résoudre ou à les relativiser pour donner du sens à sa vie professionnelle

Tous les jeudis, nous découvrons le témoignage d’une personne qui, par son métier, contribue à la résolution des problèmes sociaux et environnementaux de notre époque. Des fondateurs/ fondatrices de start-ups sociales, des salariés de petites et grandes structures, des freelances…

Tous parlent sans tabous de leurs meilleurs conseils suite aux succès et galères qu’ils ont vécus, sur des questions bien précises ! 10 à 15 min, pour s’inspirer et apprendre des expériences professionnelles des autres !

 

2- “TRAVAIL EN COURS” :

Ecouter « Travail en cours »

C’est LE podcast qui explore les bouleversements du travail et sa place dans nos vies. 

Dans notre monde mouvant, “Travail en cours” amorce une discussion essentielle : quelle est la place du travail aujourd’hui ? Que signifie “travailler” aujourd’hui ? Il ne donne ni leçon ni recette, il livre des témoignages riches. 

Et vous y trouverez sans aucun doute des clés pour avancer. 

3- “MON MÉTIER N’EXISTE PAS” :

Ecouter « Mon métier n’existe pas »

Selon Pôle Emploi, 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore ! 

Pourtant, nous voyons déjà régulièrement de nouveaux intitulés de job apparaître dans les magazines, dans les conversations….

Johanna est “happiness managers”, Laurence est “global trading manager”, Zoé, “UX Voice Designer”… 

Vous ne comprenez rien à leur job ? Rassurez-vous, nous sommes nombreux dans ce cas là, et parfois, eux-non plus ne le  comprennent pas 😉

Découvrez les interviews brillantes et très éclairantes de ces employés qui nous décrivent la réalité de leurs nouveaux métiers, à l’intitulé parfois difficile à déchiffrer.

Et puis, si vous vous avez des envies de nouveaux horizons, cela peut vous donner des idées 😉

4- “La leçon”, le podcast sur l’art d’échouer

Ecouter « La leçon »

Ce podcast fait parler des gens au parcours inspirant sur un échec qui les a façonnés. Et de La leçon qu’ils en ont tirée. 

On y découvre le parcours de personnalités « behind the scene » et avec souvent beaucoup d’humour. 

Enfin un podcast qui dédramatise l’échec en nous montrant que cela arrive à tout le monde d’échouer et qu’il y a toujours des solutions et des leçons à en tirer pour rebondir.

5- “Paumé.e.s”

Ecouter « Paumé.e.s »

A écouter quand vous aurez une subite envie de tout plaquer…

Ce podcast donne des conseils et aiguille ceux en quête de sens à en retrouver. 

Les interviews des experts nous éclairent et décryptent pour nous les questions que l’on se pose tous sur notre vie professionnelle… 

Si vous ne deviez écouter qu’un seul épisode, écoutez celui là : Episode 10 : Pauline, Celle qui Voulait Travailler Moins pour Vivre Mieux 

6- Nomade Digital

Ecouter « Nomad Digital »

Pour ceux qui rêvent d’aller travailler au soleil, ou de travailler de n’importe où dans le monde, vous allez adorer ce podcast ! 

C’est une vraie pépite d’inspiration. Car si le contenu n’est pas une nouveauté en tant que tel (procrastination, productivité, voyages), ici on l’impression de se retrouver à une table d’amis, autour de discussions intéressantes, à la fois sérieuses et suffisamment détendues pour ne pas se mettre de barrières et de pressions inutiles.

7- Radical

Ecouter « Radical »

Radical est un podcast qui va à la rencontre de ceux qui ont radicalement changé de vie.

Si vous voulez comprendre les éléments déclencheurs et les motivations qui poussent ces personnes à tout remettre en question, je vous recommande particulièrement la saison 3 du podcast. Les expert.e.s y décryptent cette nouvelle tendance au prisme de leur métier : psychologue, philosophe, coach en développement personnel, enseignant de méditation et d’autres …

8- Sois gentille, dis merci, fais un bisou

Ecouter « Sois gentille, dis merci, fais un bisou »

Un brun féministe, le podcast du site “Mademoizelle”  tire le portrait de femmes ordinaires aux destins extraordinaires : juste parce qu’elles ont décidé de faire ce qu’elles voulaient. 

Des témoignages poignants de femmes  inspirantes, drôles, touchantes, dans lesquels on se retrouve même si nos vies sont diamétralement opposées.

Ces femmes sont toutes animées par le même désir d’épanouissement personnel, de réussite, de vie… Cela reboost ! Chaque épisode nous redonne une bonne dose de confiance, de force et d’amour. A consommer sans modération !

9 – Contre Toute Attente

Ecouter « Contre toute attente »

Dans un monde où les places sont rares et les trajectoires souvent définies, des femmes et des hommes ont réussi, contre toute attente, à grimper les échelons, à s’imposer comme légitimes, voire même incontournables.

Ces exemples sont inspirants et donnent la rage d’y arriver même si le trajet est parfois semé d’embûches !

10- « Viser la lune »

Ecouter « Viser la lune »

Dans le même genre que “Contre toute attente”, Isabelle Layer interviewe des personnalités inspirantes qui prouvent que réaliser ses rêves, c’est possible… mais que ça n’arrive pas tout cuit dans l’assiette ! 

C’est un regard bienveillant posé sur l’autre, un enthousiasme à tout épreuve, qui nous booste et nous donne envie de “viser la lune”, d’oser croire en l’autre et à la vie !

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Comment se remotiver pour retourner au travail après le confinement ?

Aujourd’hui, nous célébrons la fête du travail à l’heure du télétravail.
Confinés chez nous depuis le 17 mars, nous sommes nombreux à pratiquer le télétravail, à jongler entre les visioconférences, le travail depuis la table du salon et la garde des enfants…. Le déconfinement va arriver progressivement et vous êtes nombreux à redouter le retour au travail… Pour vous aider à vous remettre dans le bain professionnel et y retourner plus sereinement, nous avons dressé une liste de 10 stratégies pour vous reconnecter tout en douceur.

Comment se remotiver pour retourner au travail après le confinement ?

Comment se remotiver pour retourner au travail après le confinement ?

Aujourd’hui, nous célébrons la fête du travail à l’heure du télétravail. 

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Certains travaillent à 100%, d’autres ayant vus leur activité baisser, se trouvent au chômage partiel et prennent peut être un peu plus de temps pour eux. Après 1 mois et demi, nous avons trouvé nos marques, trouvé un nouveau rythme et nous avons appris à apprécier certains avantages de cette situation. Nous sommes nombreux à souhaiter vouloir conserver ce nouvel équilibre entre vie professionnelle et vie privée. 

Oui mais… le déconfinement va bientôt arriver et vous redoutez le retour au travail…

Vous êtes inquiets de ne pas savoir comment va s’organiser le travail autour du respect des mesures barrières… Vous redoutez de retrouver la pression des résultats, les journées à rallonge et le stress qui va avec ? Vous avez peur de ne pas retrouver votre place après cette période d’absence ?

Si vous êtes anxieux rien qu’à l’idée de retourner au travail après cette période de confinement, vous n’êtes pas seul. Nous avons tous connu le brouillard flou qui s’installe sur nous après des vacances, un week-end ou même une longue pause déjeuner. Mais si le fait de penser à la journée qui s’annonce pendant que vous vous brossez les dents peut vous sembler être une intrusion malvenue, la pratique de stratégies de “reconnection” au travail pourrait vous aider à vous remettre en selle plus facilement.

Pour vous aider à vous remettre dans le bain professionnel , nous avons dressé une liste de 10 stratégies pour vous reconnecter petit à petit à votre travail afin d’y retourner plus sereinement.

QUELQUES JOURS AVANT LE 1ER JOUR DE RETOUR AU TRAVAIL

 

1- Travaillez votre routine 

Les choses sont toujours plus faciles avec une routine. Si vous devez vous réveiller plus tôt pour partir au travail, commencez quelques jours avant à régler votre réveil à cette nouvelle heure afin de réhabituer votre corps à cette routine. Ainsi, lorsque votre premier jour de retour au travail sera arrivé, il vous sera beaucoup plus facile de vous réveiller le matin.

 

2- Renouez avec vos collègues

Parlez avec vos collègues est un excellent moyen de renforcer votre motivation après une absence au travail. Appelez vos collègues ou envoyez leur un message quelques jours avant votre reprise. Discutez de votre travail et de ce qui s’est passé pendant le confinement, partagez vos préoccupations ou vos problèmes avec eux. Vous vous sentirez soulagé et vous aurez l’impression de ne pas être seul pour vous accompagner dans cette reprise ! Et vous aiderez aussi généralement vos collègues qui auront exactement les mêmes appréhensions que vous.

3- Donnez une nouvelle perspective à votre travail

S’absenter pendant un temps est une bonne chose, car vous aurez eu un temps précieux pour regarder différemment votre situation professionnelle. Vous aurez sans doute eu de nouvelles idées pour améliorer votre travail. Listez ces petits changements que vous aimeriez voir apparaître et qui pourraient améliorer votre quotidien..

4- Travaillez votre “réattachement” au travail

L’étude “Morning Reattachment to Work and Work Engagement During the Day”, publiée dans le Journal of Management, démontre que le fait de se reconnecter mentalement au travail avant d’y retourner peut aider les employés à s’épanouir et à se sentir plus impliqués dans leur travail au quotidien. En d’autres termes, ce “réattachement” est le processus de retour au travail après un temps d’arrêt. Pour réussir cette période de “réintégration”, l’idéal est de revoir la veille de votre retour au travail votre planning, les réunions à planifier, la liste des tâches que vous devrez accomplir, les défis potentiels qui pourraient se présenter et les ressources dont vous pourriez avoir besoin pour atteindre vos objectifs. 

Charlotte Fritz, l’une des co-auteurs de l’étude et professeure associée de psychologie industrielle et organisationnelle à l’université de Portland, explique que la manière dont nous réintégrons notre travail varie d’une personne à l’autre, d’un emploi à l’autre, et même d’un jour à l’autre. Certains préfèreront penser aux tâches à accomplir le matin du retour au travail pendant leur petit déjeuner ou sous la douche. D’autres préféreront se lancer mentalement dans une conversation avec leur supérieur pendant leur trajet, ou préfèreront revoir leurs liste de tâches dans la queue de leur supermarché.

LE JOUR DU RETOUR

 

5- Habillez-vous pour l’occasion 

Vous avez une tenue fétiche qui vous donne confiance en vous ? Portez-la pour votre premier jour de travail. Cela peut sembler idiot, mais un retour au travail en beauté peut faire grimper votre productivité en flèche, car vous vous sentirez confiant(e) et motivé(e).

6- Fixez-vous une heure de départ

Nous avons tous tendance à nous écarter des horaires de travail habituels de 8h à 17h, et malheureusement, les e-mails depuis notre smartphone ne nous aident pas à décrocher… 

Mais il est important de reconnaître quand il faut rentrer.

Fixez-vous une heure de départ réaliste et respectez-la la plupart des jours de la semaine. Des recherches ont même montré que les personnes qui quittent leur travail plus tôt ont tendance à être plus engagées et plus productives au bureau, et notamment quand elles travaillent dans des milieux très stressants. 

Cessez également de répondre aux e-mails après 20 heures et pendant votre week end. Vous vous sentirez plus frais et plus productif le lundi matin si vous vous accordez un temps d’arrêt. 

 

ET POUR GARDER VOTRE MOTIVATION SUR LA DURÉE…

 

7- Créer des objectifs de petites tailles

Savez-vous pourquoi les mignardises sont si appétissantes ? Parce qu’elles sont petites et faciles à manger ! Avant que vous ne vous en rendiez compte, vous en aurez mangé une douzaine. 

C’est ainsi que nous devrions fixer également nos objectifs. Bien sûr, il est important d’avoir un objectif grand et audacieux. Mais assurez-vous de le décomposer en objectifs plus facilement “comestibles”.. De cette façon, vous aurez l’impression de progresser dans votre cheminement et vous aurez également un sentiment d’accomplissement à chaque petits objectifs atteints. Le sentiment de progrès et d’accomplissement est la meilleure des combinaisons.

 

8- Faites des listes 

Après avoir décomposé vos objectifs, faites des listes ! Les listes peuvent vous aider à vous ressaisir et à vous sentir plus organisé après un certain temps d’absence. Commencez par dresser la liste des choses à faire aujourd’hui, puis la liste de vos tâches les plus importantes de la semaine, enfin du mois et ainsi de suite. Les listes de tâches à court terme et à plus long terme sont un excellent moyen de vous organiser et d’établir votre emploi du temps.

 

9- Cessez de vous préoccuper des choses ni importantes, ni urgentes

Faire des choses qui n’apportent rien nous coûte une énergie mentale folle. Vérifiez votre liste de tâches et supprimez les choses ni urgentes, ni importantes. Vous resterez plus motivé à long terme si vous travaillez quotidiennement sur des activités qui ont un sens ou qui font partie d’une mission plus large.

 

10- Continuez à apprendre 

Le travail peut devenir ennuyeux si vous ne vous sentez pas stimulé par ce que vous faites. Lorsque vous sentez votre motivation baisser, dressez une liste de ce que vous souhaiteriez apprendre pour vous sentir stimulé et intéressé à nouveau. S’il vous est difficile d’améliorer vos connaissances au travail, pourquoi ne pas élargir vos connaissances à l’extérieurs en prenant des cours sur OpenClassrooms ou en améliorant votre niveau en langues sur Italki ?

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